Traduction d'un article du "Tagespost" pour Ennemond
Jean-Paul PARFU -  2010-09-09 17:48:25

Traduction d'un article du "Tagespost" pour Ennemond

Il s'agit, comme il s'intitule lui-même, d'un journal d'Eglise allemand qui traite de thèmes politiques, sociétaux et de culture. "Commentaire : "Des mondes ltiugiques parallèles" par Olivier Marksan. Notre-Dame et St Nicolas du Chardonnet sont séparées par la Seine, mais se situent seulement à quelques centaines de mètres l'une de l'autre. Ce sont pourtant des mondes qui se situent entre la cathédrale de l'archevêque de Paris et l'église de la FSSPX. Cette situation devait pousser le visiteur, pourtant fidèle à l'herméneutique du Concile, à une visite des deux églises, à l'occasion de la fête de l'Assomption. La messe du matin à Notre-Dame, toujours l'une des toutes premières églises en France, laquelle, en outre, fête le 15 août sa Ste Patronne : - une liturgie simplement tricotée à l'envers notamment sur le plan de la musique d'église, à laquelle personne ne répond puisque le français n'est pas connu des visiteurs, internationaux pour la plupart ; cohue et absence de respect lors de la réception de la communion ; des vêtements liturgiques qui frappent par leur simplicité "puriste" ; un célébrant qui congédie en ricanant la communauté en lui souhaitant de bonnes fêtes. Et tout cela accompagné par le bruit fait par des touristes qui prennent des photos et mâchent des chewimg-goms, qui se bousculent en déambulant dans la cathédrale et en passant devant les vitres des confessionnaux et des chapelles latérales qui servent d'entrepôts de cartons, de vestiaires et autres bric-à-brac. Puis, l'après-midi, les vêpres à Saint Nicolas : -chorale grégorienne et encens qui embaume toute l'église ; les habits liturgiques brillant d'or du clergé qui psalmodie en latin. Le peuple, jeunes et vieux, bien et mal habillés, qui participe à la liturgie des heures à l'aide d'un missel. De cierges et des fleurs stimulent dans tous les coins et recoins de l'église la piété populaire qui s'agenouille devant des images de la Mère de Dieu et des saints. Certes, ce n'est peut-être pas très loyal de comparer un haut-lieu recherché par les touristes comme Notre-Dame avec l'église modèle de la FSSPX qu'est Saint Nicolas et qui est essentiellement visitée par des partisans convaincus. Pourtant, on se rend clairement compte de quelle manière fort différente on déploie la liturgie dans les deux églises et qu'elle rang on lui accorde. Surtout, on comprend que le problème que constitue la FSSPX est un problème local : - ceux qui, pour ce qui a trait au respect liturgique et de la beauté du culte, font de telles mauvaises passes ne doivent pas ensuite s'étonner que la FSSPX, qui est très implantée en France, les transforment en but ! La procession qui suivit les vêpres, prouve, en revanche, de manière significative, qu'il existe, pour beaucoup de catholiques, avec le champ d'action de la FSSPX, une frontière politique insurmontable. Le but était la fontaine St Michel, où les participants renouvelaient la consécration de la France à la Mère de Dieu effectuée par le roi Louis XIII en 1638. La prédication tourna autour de "démocratie décadente" et la nostalgie du temps avant la Révolution française s'exprimait par les bannières monarchistes fleurdelisées qui étaient portées". Sous toutes reserves !