Je ne sais pas
Gentiloup -  2010-09-08 12:14:54

Je ne sais pas

cher Thomas, si votre explication est exhaustive, mais elle est très claire et me semble tout-à-fait convaincante et je vous en remercie. Elle recoupe d'ailleurs très bien l'explication de Vianney qui s'appuie sur l'encyclique: :Aeterni Patris du pape Léon XIII. Merci de la référence, grâce à elle j'ai pu relire cette encyclique (Ô mémoire ennemie!...)dont je relève deux autres extraits:

"Mais la palme semble appartenir entre tous à saint Augustin, ce puissant génie qui, pénétré à fond de toutes les sciences divines et humaines, armé d'une foi souveraine, d'une doctrine non moins grande, combattit sans défaillance toutes les erreurs de son temps. Quel point de la philosophie n'a-t-il pas touché, n'a-t-il pas approfondi, soit qu'il découvrit aux fidèles les plus hauts mystères de la foi, tout en les défendant contre les assauts furieux de ses adversaires; soit que, réduisant à néant les fictions des Académiciens et des Manichéens, il assit et assurât les fondements de la science humaine, ou recherchât la raison, l'origine et la cause des maux sous le poids desquels l'humanité gémit ? Avec quelle élévation, quelle profondeur, n'a-t-il pas traité des anges, de l'âme, de l'esprit humain, de la volonté et du libre arbitre, de la religion et de la vie bienheureuse, du temps et de l'éternité, et jusque de la nature des corps, sujets aux changements !.


Mais ce sont surtout deux glorieux docteurs, l'angélique saint Thomas et le séraphique saint Bonaventure, tous deux professeurs illustres en cette faculté... qui, par leur talent incomparable, leur zèle assidu, leurs grands travaux et leurs veilles, cultivèrent cette science, l'enrichirent et la léguèrent à l'avenir, disposée dans un ordre parfait, largement et admirablement développée. Et certes, la connaissance et l'habitude d'une science aussi salutaire, qui découle de la source très féconde des Saintes Ecritures, des Souverains Pontifes, des saints Pères et des Conciles, a pu, en tous temps, être d'un très grand secours à l'Eglise, soit pour la saine intelligence et la véritable interprétation des Ecritures, soit pour lire et expliquer les Pères plus sûrement et plus utilement, soit pour démasquer et réfuter les diverses erreurs et les hérésies ; mais, en ces derniers jours, qui nous ont amené ces temps critiques prédits par l'Apôtre et dans lesquels des hommes blasphémateurs, orgueilleux, séducteurs, progressent dans le mal, errant eux-mêmes et induisant en erreur les autres à coup sûr, pour confirmer les dogmes de la foi catholique et réfuter les hérésies, la science dont nous parlons est plus que jamais nécessaire. (32) " (Paroles empruntées par Léon XIII au pape Sixte V)