Etienne - 2010-09-07 14:33:11
iota unum
Je prends part au débat sans avoir lu toutes les interventions... Pardonnez-moi par avance mes hors sujets ou redites.
Un évêque peut réagir soit par prudence, soit par principe.
Dans le cas des Roms, le CEC prévoyant une régulation de l'immigration, il ne peut s'agir que de prudence. Laquelle prudence peut être heureuse ou malheureuse; c'est bien cela qui fait ici débat.
L'évêque est alors libre de s'exprimer positivement, négativement ou de ne pas s'exprimer du tout.
En revanche, lorsque la dignité humaine est en question, l'évêque (et derrière lui toute l'Eglise) réagit selon ses principes immuables. Nul question ici de judéophilie ou islamophilie, mais bien d'humanité dans le bon sens du terme. Zigouiller des juifs par wagons pour le fait même qu'ils soient juifs rentre bien entendu dans ce cadre.
L'évêque est alors libre de s'exprimer négativement ou de ne pas s'exprimer pour le moment. Si tel est le cas, il agit... par prudence quant aux conséquences néfastes de son communiqué.
Le rapprochement fait ici entre la situation des Roms et celle des Juifs est donc pour le moins malheureuse, au moins quant au distingo principe / prudence. Il est en revanche vrai que quand la dignité humaine est en jeu, il n'y a pas lieu de distinguer entre chrétiens juifs, musulmans papous ou ostrogoths. L'erreur de l'évêque de Toulouse étant ici (au moins avant ses précisions) de faire du cas des Roms une question de principe.