Caricature
Ennemond -  2010-09-04 16:25:02

Caricature

Si vous caricaturez mes propos ou ceux de Scribe, le débat prendra vite fin. Déjà, dans votre texte de Monde et Vie, vous déclarez que la Fraternité se contente de condamner le Concile et de ne surtout pas l'interpréter. Que deviennent les déclarations de Mgr Fellay, notamment son communiqué du 12 mars 2009 ? La promotion par ce dernier des thèses de Mgr Gherardini ? Les discussions doctrinales ? Je crains que vous ne confondiez la position de la FSSPX et celle de l'abbé Meramo. Ensuite, vous faites dire à Scribe que "rien n’aurait changé" alors qu'il se contente de vous inviter à plus de nuance, tant votre déclaration hâtive consistant à dire que la guerre de 70 est terminée laisse entendre qu'après la guerre, on a enfin la paix. Plus tard, vous laissez croire que, pour nous, la messe de Paul VI n’aurait aucune valeur. Le problème, c'est que celle-ci se trouve étouffée dans un fatras d’innovations qui n’existent que du fait des déficiences du rite, que du fait de la porte ouverte que le texte même a favorisée (peut-on parler du NOM sans parler de ces fâcheuses conséquences ?). C'est bien parce que le NOM a une valeur et une validité qu'il a suscité l'inquiétude de cardinaux comme Ottaviani ou d'évêques comme Mgr Lefebvre. Si les prêtres se contentaient d'organiser des piques-niques en plein air ou des gouters d'enfants, ce serait finalement moins grave. Sur votre étude des définitions du mot valeur, vous devriez donc conclure franchement que le NOM est une messe "dévalorisée" (de moindre valeur que le missel qu'il était sensé remplacer). Peut-être oserez-vous même utiliser l'adjectif déficient (que l’abbé Ribeton a récemment utilisé sur des ondes qui vous sont chères). La validité ne suffit pas à rendre une messe agréable à Dieu. L'exemple des messes noires, pourtant valides, a maintes fois été utilisé pour démontrer que validité et le caractère agréable étaient bien deux choses différentes. Vous me direz que la messe noire n'a jamais été promulguée par Rome. Mais 95 % des messes NOM qui foisonnent d'innovations non plus (cf. Pro Liturgia). Un haut prélat de Curie a récemment dit que le NOM n'existerait plus dans 25 ans. On ne peut que lui souhaiter ce est arrivé à ce bréviaire. Certes, il n'y aura pas eu d'hérésie formelle dans le missel. Mais, il aura été abandonné et avec raison.