Scribe - 2010-09-03 21:31:08
Cher Monsieur l'Abbé
Il ne me semble pas avoir avoir insinué que vous alliez devenir bi (ritualiste). J'ai noté tout à la fois ce que vous écriviez sur le messe Tridentine, que votre évolution sur l'appréciation des interventions (ou magistère du Saint-Père) qui semblent désormais toujours parfaites, quant à la rigueur de la Tradition Catholique. Vous avez clairement perdu tout esprit critique, de même que vos confrères de l'IBP, qui ne savent que faire pour toujours trouver extraordinaire la moindre intervention du Saint-Père (je ne dis pas qu'elles sont toutes critiquables, mais certaines le sont, et on aimerait vous trouver là-dessus)..
Je souffre peut-être du syndrôme de la haine de la petite différence : je ne sais pas, j'ai fait des études de droit et non de psychologie. Ce que je remarque, c'est que vous, faute d'arguments tangibles, préférez vous livrer à des attaques ad hominem. De la part d'un prêtre, j'en suis déçu.
Que nous puissions prendre une bière ensemble en évitant les sujets qui fâchent, nous contentant de ce qui nous rapproche, me paraît plus du dommaine de la courtoisie, de la bonne éducation, que de la révélation d'un syndrôme. Mais peut-être me tromps-je : sur ce genre de ce sujet, à votre différence, je ne suis jamais sûr de rien. Il n'y a que la Foi qui soit sûre.
On peut toujours rêver à la fraternité des catholiques : mais tant que demeureront tant de divergences sur le motus operandi pour le retour de l'Eglise à sa Foi, je crois que c'est du domaine bisounours. Nous ne sommes plus en 70, mais en 2010, cependant, il faut bien gardrer à l'esprit que le combat est bien loin d'être fini et qu'en dehors de quelques coups courts de barre apportés par les deux derniers papes en matière de Magistère, la libéralisation de la Messe Tridentine et l'ouverture des discussions doctrinales, rien n'a changé : je vous lis déjà écrire que tout a changé mais sur le fonds : le Magistère actuel est revenu sur la collégialité, l'oecuménisme et la liberté religieuse ? Lisez donc le blog de l'abbé Aulagnier sur ces sujets également.
Désolé pour ce prêche, je n'en suis guère coutumier.
Croyez, Monsieur l'Abbé, en mes prières pour vous.