complément
Aigle -  2010-09-03 13:47:06

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"un liseur" : c'est moi , j'imagine ? merci donc de me citer sans me nommer et donc sans porter atteinte à mon humilité. Pour développer je crois qu'il faut distinguer le pape et la Curie. Celle-ci n'est guère en phase avec le saint-Père; c'est ce qui ressort de certains caffouillage récents et aussi des confidences que j'ai recueillies cet été. En gros la Curie partage l'analyse du pape s'agissant de la France (et de toute l'Europe du Nord) - mais non ses solutions. Sur l'analyse deux idées fortes se dégagent : primo quantitativement, le tissu ecclesial est au bord de l'effondrement (crise des vocations, désagrégation de nombreuses congrégations notamment féminines ou enseignantes, baisse massive de la pratique). secundo qualitativement, une part notable (peut-être majoritaire) des fidèles et du clergé est tentée par des positions hétérodoxes (sur la Foi, les moeurs, la liturgie, l'organisation de l'Eglise). Pour la Curie, la priorité n'est absolument pas la "réforme de la réforme" et encore moins le MP 777. L'objectif est de trouvert et d'appuyer des évêques capables de reprendre en main leur diocèse, d'y conduire une pastorale efficace suscitant des vocations et un regain de la pratique et enseignant une doctrine saine. Sur le plan liturgique le ton dominant à Rome est celui donné jusqu'à cette année par le Cardinal Arinze : application rigoureuse du missel "ordinaire" - refus des innovations et des délires - mais aucune ouverture vers la forme extraordinaire. Cela conduit à exclure du recrutement épiscopal les prêtres intellectuels (prof de séminaire) ou démagogiques (isssus de l'action catholique) - recrutement qui a prévalu dans les années 1960 et 1970 - au profit de prêtres issus des communautés nouvelles qui présentent pour Rome des garanties de dynamisme pastoral et de rigueur doctrinale et liturgique (ordinaire). Nommer un évêque issu des communautés ED (ou FSSPX a fortiori) est refusé par la Curie pour deux raions : rien ne garantit l'"efficacité" pastorale d'un tel év^que qui risque de ne pas arriver à comprendre ni à se faire comprendre et obéir de son clergé et de ses fidèles - rendant son gouvernement parfaitement impuissant. De plus une telle nomination risque de provoquer une réaction de rejet violente créant une nouvelle crise médiatique (un Tiberville à l'envers puissance 100). Seul une volonté forte du Pape (et des nouveaux préfets comme le cardinal Ouellet) permettrait de passer outre ce blocage curial.