Ho, Nemo, comme je suis d'accord avec vous !
Athanase - 2010-09-02 20:46:28
Ho, Nemo, comme je suis d'accord avec vous !
Tout mériterait d'être souligné; c'est de l'or !
Je suis d'acord avec tout ce que vous dîtes: il nous faut un climat favorable. Sans lui, les initiatives se transformeront en écueil. Les deux formes sont victimes de notre époque. L'ancienne forme est condamnée, pour le moment, à un certain fixisme. Ce n'est nullement de sa faute. Le terreau lui manque. Pourtant, la forme extraordinaire n'était nullement condamnée à rester telle quelle.
Comment aurait-elle évolué ? Nul ne le sait. Certaines prières seraient apparues, d'autres auraient timidement disparu, mais il y aurait bien eu accroissement. Le clergé aurait peut-être tendu à mieux célébrer le missel tradionnel, plus lentement, en donnant de l'ampleur aux gestes. Même des initiatives du type 1965 auraient pu être acceptables. Or, le processus a accéléré à partir de 1966. Pire: le contrôle a même sauté. Le résultat est l'apparition du NOM qui apparaît alors davantage comme conséquence que comme une cause.
Alors, si le climat délètère qui a conduit au NOM disparaît, les raisons de son adoption disparaitaront également et ne pourront que relativiser que l'importance dudit NOM. On peut toujours l'espérer. La liturgie n'est pas une variable autonome: elle reste indexée à d'autres variables qui relèvent de l'état de la Foi, mais, plus généralement, de la société dans laquelle les catholiques baignent.
Par climat favorable, qu'entend-on ? Une société chrétienne, une prtique encore massive, des moeurs saines... Or, ce qui nous différencie des générations précédentes qui usaient du VOM, c'est les dernières vivaient encore des sociétés chrétiennes ou faiblement sécularisées. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Avec un taux de pratique religieuse qui tend à epsilon, une inculture catéchétique générale le climat n'est guère propice à un progrès (dans le sens catholique) liturgique.