Tiens, donc... Vous fûtes l'un de ses cérémoniaire ?
Athanase -  2010-09-02 02:17:07

Tiens, donc... Vous fûtes l'un de ses cérémoniaire ?

Voilà une info intéressante ! Un rite à géométrie variable, ce n'est pas forcément la solution idéale, mais on voit mal comment remplacer la situation actuelle et confuse par une manière uniforme. Dans le meilleur des cas, on peut espérer un certaine rapprochement. Si, par exemple, les messes NOM étaient remplacées par des messes VOM, mais avec quelques aspects 1965, ce serait déjà un pas considérable. Mais je doute qu'on en arrive-là, car, pour beaucoup, cela équivaudrait à une tridentinisation pur et simple. Pour les masses et mêmes la plupart des catholiques, cela ne serait rien de plus qu'un alignement sur la forme de 1962. C'est dans ce sens qu'il fallait lire mon affirmation à laquelle vous faites référence dans votre dernier paragraphe. Je suis d'accord: la liturgie est aristocratique, mais on peut également dire qu'elle est monarchique (les prêtres) et populaire (les fidèles qui y participent et qui s'unissent au sacrifice par leur intention). Je n'envisageais pas de commun dénominateur, même si le rite doit pencher par le haut. Mais toute aristocratique qu'elle puisse être, la liturgie est faite pour tous les hommes et , en ce sens, elle ne sera jamais un rite d'initiés. D'autre part, concernant les Yakafaucon, tout le monde a proposé sa solution: l'abbé Barthe, le RP Aidan NICHOLS (avez-vous lu son essai ?), etc. Il faut bien distinguer les propositions de leur réalisation. Rien n'interdit aux fidèles (ni même aux clercs non plus...) de proposer quelque chose, faute de quoi nous serions dépouillés de nos droits de baptisés et condamnés à subir l'instant présent. Il faut toujours essayer de se projetter, ne serait-ce que parce qu'une situation n'est jamais en soi parfaite (si ce sont nos parlementaires définissent et votent les lois, les électeurs peuvent émettre des souhaits généraux au cours d'une campagne électorale). Il va de soi que la définition de ces réformes et leur mise en oeuvre reviendraient à l'autorité légitime. D'autre part, nous sommes dans l'Eglise, et nullement dans une société profane. Les choses pourront toujours changer par la grâce de Dieu et l'action des hommes. Enfin,une réforme a forcément des coûts, cela suppose des choix, des décisions, quelquefois des sacrifices. Les réformes antérieures de 1962 , si elles ont été pacfiques, ne sont jamais allées sans grincement dents. Il y a bien des choix à prendre. Que la situation actuelle soit un repoussoir, cela se conçoit parfaitement, Nemo, mais rien ne permet d'imaginer que la restauration liturgique aboutira au statu quo ante. Ce sera forcément une situation nouvelle qui cherchera à éviter les excès de toutes sortes du passé. A mon humble avis, tout prendra du temps. Je ne crois pas, pour le moment, à une "fusion" des deux rites en un. Même La Nef n'y croit pas. Du moins, sous une forme autoritaire, l'initiative serait vouée à l'échec. Il y aurait beaucoup de choses à faire, mais cela supposerait quelques préalables indispensables : resacralisation des liturgies actuelles, plus généralement restauration d'un certain sens du sacré chez les clercs et fidèles. Il se peut même que la coexistence du MP de 2007 perdure. Mais avant même d'envisager la question liturgique, la pacification dans l'Eglise me paraît indispensable. Il faudrait déjà que les Fidèles se connaissent, se parlent. Que la guerre entre intituts tradis cesse. Que le climat de guerre larvé entre les évêques et les instituts et/ou la FFSPX s'interrompe. Il faudrait également que les rapports entre le Siège romain et la FSSPX soient clarifiés et non soumis à l'improvisation permanente comme c'est souvent le cas. Il faudrait aussi que les rares Fidèles restant cessent leur hostilité à l'égard des "tradis" et que ces derniers mettent fin à leur aspect "Mohicans" guettés par la loi de l'émiettement... Les "tradis" sont en petit nombre, mais ils ne doivent surtout pas s'en réjouir, car cela leur fait plus de mal que de bien. Cela supposerait aussi que la sécularisation cesse, que les Fidèles catholiques arrivent à se distancer des modèles de vie dominants, car, là aussi, on en est loin . Cela implique aussi que nos sociétés se modèrent et que certains modèles de vie soient remis en cause (consumérisme, etc.). Bref, la question liturgique est aussi conditionnée par notre rapport à la modernité.