Prendre l'exemple de Mgr Castro de Mayer qui ne prohiba pas le NOM
Athanase -  2010-09-01 20:43:16

Prendre l'exemple de Mgr Castro de Mayer qui ne prohiba pas le NOM

Cet exemple est - hélas - rare, mais il révèle ques des évêques "tradis" ont été plus respectueux d'une saine diversité que bien des évêques non tradis. En 1969, l'évêque de Campos fit le choix de conserver la célébration du missel tridentin, mais il se garda bien d'interdire la nouvelle forme. Mieux. Il ne persécuta ni ouvertement, ni mesquinement ceux qui la disaient. Il n'y eut nulle polémique à ce sujet. Mais en 1981, Mgr fut remplacé par un évêque (Dom Navarro) qui procéda à la persécution et prohiba la forme dite extraordinaire. C'est le fameux épisode de Campos qui vit un diocèse en réalité divisé entre deux clergés, deux évêques... Mgr Castro de Mayer est réputé pour son attachement à la forme extrordinaire, à sa défense viscérale. Et pour autant, il n'y eut pas de chasses aux sorcières. A mon humble avis, je ne crois pas que la restauration liturgique agira de la même manière que le progressisme. La contre-révolution est aussi le contraire d'une révolution. En même temps que la propagation du missel de 1962 - nécessaire et salutaire -, il serait utile de redresser les célébrations actuelles. Si les fidèles qui suivent la forme extraordinaire ne doivent pas abandonner, il me paraît vital que la nouvelle manière soit redressée. Il est peu probable que la plupart des fidèles soient prêts à adopter l'ancienne forme qui suppose un certain habitus. Peut-être que les deux mouvements seront appelés à se faire corrélativement ? Le missel de 1962 peut aussi influencer les célébrations actuelles. Mais je reconnais que l'on en est loin.