Savonarole - 2010-09-01 13:55:10
Le point d'achoppement
C'est que le nouveau rite constitue une rupture.
Il est prouvé que les concepteurs du nouveau rite voulait qu'il fusse une rupture mais ecclesia supplet.
Heureusement qu'il est possible de célébrer la messe dans le nouveau rite de manière catholique. Imaginez le contraire à la lumière des promesses de notre Seigneur sur l'infaillibilité du magistère.
Cela dit, si célébrer dans l'esprit du motu proprio le nouvel ordo c'est célébrer sans le nouvel offertoire en latin, face à Dieu, communion à genoux et kiriale, avec le nouveau lectionnaire, ca fait beaucoup de si que seul un curé de paroisse pourrait se permettre.
Il est en effet seul juge devant Dieu.
Ce n'est pas le cas d'une fraternité de prêtres qui a besoin de stabilité. L'histoire est contingente. Or prenons la FSSP. Son histoire récente la rend légitimement frileuse à un abandon de la règle au risque de susciter des remous mortifères.
Si certains jeunes séminaristes veulent se former dans des séminaires où saint Thomas n'existe plus, où les cours magistraux sont passés de mode où la pastorale prend une place exagérée, libre à aux de fonder leur communauté.
Il y a une place légitime, reconnue par l'autorité suprême pour des communautés désireuses de s'inscrire intimement dans la continuité pré concile. C'est leur charisme comme on dit.
Quand à la concélébration, encore faudrait il que la messe chrismale ne soit pas un exemple du dévoiement de la liturgie.
On pourrait se demander pourquoi les évêques tiennent tant à cette concélébration que le Pape lui même n'a jamais demandé. Qui désobéit dans ce cas?
Quand on concélèbre on reconnait que l'on peut dire la nouvelle messe et que donc l'on peut faire des remplacements en paroisse. Et qu'évidemment dans ce cas n'ayant aucune légitimité dans ces paroisses on devra se plier à toutes les exigences des équipe liturgiques en place.
L'honnêteté intellectuelle de la frant saint Pierre ou saint Vincent Ferrier ou bien encore de l'IBP peut être au contraire un garant de stabilité pour un évêque.
Ce dernier d'ailleurs verra sans soute refleurir les vocations en réaffirmant le caractère sacré du sacerdoce en réaffirmant le catéchisme et en ouvrant petit et grand séminaire reprenant les grands principes du concile de trente. Pas la peine d'aller pillé (c'est de la provoc) les fraternités traditionnelles.
Il ne faut pas réver, et mon avis et que le pape ne rêve pas. Sans retour à une saine doctrine, la cohabitation ne se fera pas sans heurts. Le temps de la crise n'est pas derrière nous.