au sujet des sacres opérés par Mgr Lefebvre et, en l'occurence, sur leur nécessité, compte tenu de la tragédie qui en découla
Je ne sais pas exactement de quelle tragédie vous parlez (désolé), de l'excommunication? Il semble clair que Mgr Lefebvre savait le risque qu'il prenait en agissant ainsi. Et que s'il a agi de la sorte, c'est face à la situation grave dans laquelle se trouvait l'Eglise et aucunement en pensant à sa personne ou à "son" oeuvre... En effet je ne crois pas que Mgr Lefebvre ait spécifiquement sacré des évêques pour "perpétuer son oeuvre" (même si c'est une conséquence). Je crois plutôt qu'il craignait qu'après sa disparition il n'y aurait plus de séminaires capables de former des prêtres "à l'ancienne" (pour ne choquer personne ;) ) et qu'avec le temps la messe tridentine disparaitrait (et peut-être pas qu'elle). Si Mgr Lefebvre a agi ainsi c'est avec l'intime conviction qu'il agissait pour le bien de l'Eglise même si à titre personnel il subirait des condamnations. Il ne l'a pas fait pour lui ou pour son oeuvre, il l'a fait pour l'Eglise. Vous pouvez penser qu'il s'est trompé mais il me paraît hasardeux de croire qu'il l'a fait par "obstination". Ensuite, concernant les évêques du concile qui formaient le "Coetus Internationalis Patrum", combien étaient encore vivants en 1988 (25 ans après)? combien se sont élevés durant les 25 ans contre les dérives nombreuses et lamentables? pratiquement pas. A vrai dire, il y a eu Mgr de Castro Mayer, il y a eu aussi Mgr Pierre-Martin Ngo Dinh Thuc... tous de la même génération que Mgr Lefevbre... Difficile de dire ce qui serait arrivé si les sacres n'avaient pas eu lieu mais il paraît très peu probable qu'un évêque se serait levé pour prendre prendre la suite de Mgr Lefebvre avec les mêmes intentions.