sans pour autant remettre en cause l'enseignement protestantisé qui sous-tend ce rite.
Je ne suis pas sûr qu'un quelconque enseignement protestantisé sous-tende la forme ordinaire : s'il peut être présent, il peut aussi être absent, comme la pratique de Benoît XVI l'illustre. Au fond cela me semble difficilement compatible avec la Foi dans l'infaillibilité des lois universelles : l'Église aurait promulgué et pratiqué un rite intrinsèquement vicié nocif, car porteur d'une doctrine hérétique. Enfin passons.Comme vous dites les quatre évêques sont là, mais si l'enseignement officiel de l'Église continue d'avancer en deux sens opposés comme actuellement, il faudra peut-être encore envisager d'autres sacres, car il est impensable de laisser se perdre l'enseignement bi-millénaire de l'Église qui découle directement de l'enseignement de Jésus-Christ. Sauf si telle est la volonté de Dieu parce que nous serions dans la fin des temps...
Il ne faudrait pas non plus trop forcer le trait en donnant à la FSSPX (ou à un autre institut), même de façon non institutionnelle, le rôle d'empêcher la disparition d'une partie de la Révélation. C'est à l'Église enseignante unie autour du Pape que le Christ a confié le dépôt de la Révélation à transmettre intégralement et sans erreurs, avec la promesse de son assistance efficace. Les instituts ecclésiastiques doivent participer à cette mission en relayant l'enseignement des évêques, mais aucun n'est jamais indispensable. Le rôle des mouvements "tradis" est plus modeste (quoique...) : apporter la saine doctrine à des gens qui autrement en seraient privés, et mettre à leur disposition une liturgie qui, au-moins pour certaines personnes, est plus nourrissante. Une situation de nécessité peut sans doute se défendre dans ce cadre, à condition de faire attention à ne pas violer une loi divine.