Pour ma part j'ai toujours trouvé (et je trouve toujours), bref, je maintiens qu'en 88 cet "état de nécessité" existait vraiment. Je maintiens que ceux qui critiquaient Mgr Lefèbvre de ne pas s'en remettre à la Providence pêchaient par angélisme parce qu'alors la situation était bouchée humainement, et que Dieu demande aux hommes d'agir. Dieu se sert toujours des hommes. Combien de temps a duré cette état de nécessité, demeure-t-il encore, reviendra-t-il un jour dans l'Eglise ? Tout ça c'est de la discussion de salon. Ca me rappelle un peu (toutes proportions gardées) les petits rigolos qui décernent des satisfecit ou des blâmes à nos concitoyens de la guerre de 40, alors qu'ils voient cette époque avec le recul et les informations dont ne disposaient pas les gens alors. Nous sommes en 2008. Les quatre évêques existent. Point. Début de l'histoire.
Bien vu sur toute la ligne. Les rares occasions qu'il m'est donné d'assister à des messes du Nouvel Ordo m'inclinent à penser que l'état de nécessité est aujourd'hui d'actualité mais pour d'autres raisons et en dépit du Motu Proprio. En effet, le Motu Proprio a été promulgué tardivement comme une relique du passé. La reconnaissance de la validité du rite tridentin n'efface pas les dégâts causés dans les âmes par 40 ans d'interdiction et de démolition. Aujourd'hui le rite tridentin est célébré indépendamment de l'enseignement qui en découlait naturellement encore en 1988. Diverses déclarations de Benoît XVI montrent bien que dans son esprit ce rite n'a été restauré que pour satisfaire une petite frange de fidèles (voire de nostalgiques) et pour permettre au rite de Paul VI de revenir à davantage de dignité dans la célébration sans pour autant remettre en cause l'enseignement protestantisé qui sous-tend ce rite. Comme vous dites les quatre évêques sont là, mais si l'enseignement officiel de l'Église continue d'avancer en deux sens opposés comme actuellement, il faudra peut-être encore envisager d'autres sacres, car il est impensable de laisser se perdre l'enseignement bi-millénaire de l'Église qui découle directement de l'enseignement de Jésus-Christ. Sauf si telle est la volonté de Dieu parce que nous serions dans la fin des temps...