Question bête
auxiliumchristianorum -  2008-12-09 15:21:15

Question bête

Quelle prérogative est plus de droit divin, c'est-à-dire tirant son origine des actes fondateurs du Christ par rapport à son église, la possibilité pour un successeur des apôtres d'ordonner un autre successeur des apôtres par l'imposition des mains ou le mandat pontifical qui ne devient une discipline générale pour l'Eglise d'Occident qu'aux alentours, si j'ai bien compris, du Xe et XIe siècles ? Dans les églises d'orient séparées, les évêques sacrent leurs successeurs licitement et validement comme aux premiers siècles de l'Eglise. Dans les églises d'orient en communion avec Rome, les synodes élisent leurs évêques, élection portée à la ratification de Rome mais ne tirant pas son origine de cette ratification. A titre d'exemple, le Patriarche grec-catholique (melchite) d'Antioche se considère non pas comme un subordonné au Pape de Rome, mais presque comme son égal pour l'Eglise d'Orient en tant que successeur de Saint Pierre à Antioche (Saint Pierre étant considéré comme le premier évêque de cette ville). Ne s'ensuit-il pas que le mandat pontifical relève plus, même s'il participe de la constitution divine de l'Eglise (unité, communion, hiérarchie, catholicité), de la constitution canonique en tout cas si on le compare avec les prérogatives apostoliques, dont celles d'ordonner des évêques, qui sont propres aux évêques eux-mêmes et qui tirent leur légitimité des apôtres de Notre Seigneur ? L'état de nécessité voile, me semble-t-il, le droit canonique lorsque l'autorité en fait un usage abusif et dangereux pour le salut des âmes et de ce fait il le fait supplanter par les pouvoirs inhérents à la constitution divine. Je pense que Mgr Lefebvre avait cela en tête - je le présume, je n'en sais rien - au moment des sacres. Qu'en pensez-vous ?