Oui, c'est la jolie version,
Rémi - 2008-01-12 10:31:16
Oui, c'est la jolie version,
avec presque un zeste de miracle qui hésite quand même à s'affirmer.
Cher M. l'abbé, voyez que pour décrire exactement le même évènement (nous sommes en réalité d'accord sur les faits, mais non sur leurs causes, en quelque sorte) on peut avoir une vision bien plus réaliste: les chefs, précisément pour éviter un long siège et le risque d'un secours venu de Carcassonne, ainsi que les difficultés et pertes qu'aurait entrainé le difficile assaut de la ville ont préféré, loin de le déplorer, organiser, susciter ou laisser faire un coup de main rapide par un petit groupe, une opération commando en quelque sorte.
J'ai aussi du mal avec l'idée des Bittérois atteints de crétinisme qui au lieu de rester à l'abris et d'attendre de voir venir sortent de leurs fortifications et ouvrent leur porte juste pour faire la nique aux assiégeants comme si finalement tout cela n'était qu'une vaste blague sans danger, et débordés n'arrivent pas à refermer derrière eux. Cela à quelque chose du Tom et Jerry, ou autre amusette enfantine, et heurte je crois le bon sens. Mais admettons à la rigueur qu'en effet un petit groupe chargé d'investir la ville ait profité de quelque inattention ou faute plus réaliste dans la garde des défenses, pourquoi pas.
Quant à vouloir maîtriser l'incendie, quelle idée curieuse?? C'était de toutes façon ce qui attendait la ville révoltée, sauf peut-être si elle s'était rendue. Eviter qu'il ne détruise ce qui pouvait être utile aux croisés, oui, mais guère plus.
Bref, tout est dans le regard que l'on porte sur les faits, et ce que vous appelez drame je le vois moi comme une grande réussite des croisés qui ont su très bien manoeuvrer (pas de long siège, pas d'assaut pénible, la ville est châtiée de manière fulgurante et sert d'exemple terrible aux autres, on peut à présent marcher rapidement sur Carcassonne sans laisser derrière soi un bourg encore debout dans ses murailles, mal pacifié ou à la reddition douteuse...) à propos desquels nous sommes pourtant d'accord.
Bien à vous.