L'un d'entre eux en appelle à saint Jérôme avec un bout de citation - qu'importe si cela va contre la loi de l'Eglise et la Tradition constante ... le procédé est connu.
mon bout de citation n'était point détaché du contexte, dont vous pouviez trouver le texte complet en lien à la fin comme ici... mais en voici un peu plus du même passage et qui ne saurait nous laisser indifférents, ni pour moi d'user de la même rhétorique que la vôtre pour vos propres citations... Je vous défends aussi de prier Dieu au coin des rues, de peur que le peuple en vous applaudissant n’empêche vos prières d'aller droit au ciel. Je ne veux point non plus que, par une affectation de pharisien, vous fassiez voir vos habits : il vaut mieux avoir du zèle dans le coeur qu'en porter les marques au dehors, et Dieu en doit plutôt être le témoin que les hommes. Cela dépend de la pratique de ce qui est commandé dans l'Évangile et dans l'ancienne loi; où il est dit : « qu'il vaut mieux avoir toutes ces choses dans le coeur que sur le corps. » Au reste, en lisant cette loi vous découvrirez aisément ce que je passe sous silence, et ce silence vous apprendra assez ce que je veux que vous sachiez. Faites-vous à vous-même autant de lois qu'il y a d'occasions où vous pouvez être attaqué de la vaine gloire. Voulez-vous savoir ce que Dieu vous demande ? ayez de la prudence, de la justice, de la tempérance, de la force : c'est par là que vous arriverez au ciel. Il n'est rien de plus précieux que ce collier ni rien de plus beau que ces perles: outre qu'elles vous pareront de toutes parts, elles se changeront en un bouclier qui vous mettra à couvert. Contenez aussi vos oreilles et votre langue, c'est-à-dire ne médisez point des autres et n'écoutez point les autres médire. «Vous avez parlé étant assis contre votre frère, et vous avez déshonoré le fils de votre mère» dit David ; «vous avez fait toutes ces choses, et je me suis tenu dans le silence ; vous avez cru que je vous ressemblerais, mais je vous accuserai et vous ferai paraître devant vos yeux tel que vous êtes.» Ne soyez donc point médisant; prenez garde à ce que vous direz. Et sachez que votre conscience vous accuse de ce que vous reprenez dans les autres, et que l'on vous trouvera coupable des crimes que vous leur imputez. Ne prétendez point vous excuser en disant que vous ne parlez qu'après un autre, car rarement on raconte ce qu'on n'a pas été bien aise de savoir; on ne lance point une flèche contre une pierre, ou elle rejaillit contre celui qui l'a lancée. Saint Jérôme