quelques réponses glanées
François Joseph - 2007-02-01 11:18:06
quelques réponses glanées
dans le bulletin paroissial, ici où le denier a, grâce à Dieu, fait un bon de 30 % en 2006!
1/ Les organismes de charité ou de solidarité et le denier de l’Église où est la différence?
Le denier n’est pas un acte de charité envers l’Église, lorsque je paye mes impôts je ne pense pas faire œuvre de charité, de même, si je suis membre d’une association, d’un club, ma cotisation est autre chose qu’une œuvre de bienfaisance. C’est une participation concrète et indispensable à l’association dont je suis l’adhérent. Pour l’Église, ce devrait être la même chose, si je suis catholique je dois participer en cotisant par le versement du denier. L’Église est ma famille et naturellement je dois participer à sa vie.
2/ N’est-il pas préférable de verser à mon curé et de l’aider de cette manière ?
C’est l’attitude de certains catholiques, ils disent : « Cet argent est pour vous personnellement M. le Curé. Je préfère vous donner directement que d’envoyer mon denier à l’évêque, on ne sait pas toujours où ça va ! ».
Ce comportement, reconnaissons-le, existe aussi de la part du clergé qui se dit : « Il vaut mieux que les catholiques aident localement car si je les sollicite trop pour le denier, la paroisse sera moins riche... ».
Ce sont des tentations auxquelles il ne faut pas succomber !
Le versement au denier pour un catholique est obligatoire et ne pas verser est une faute.
3/ Quelles sont les raisons pour lesquelles tant de catholiques ne donnent pas au denier ?
La première, me semble-t-il, c’est qu’il n’y a pas de sanction. Si d’aventure l’État ne sanctionnait pas celui qui oublie de payer l’impôt, beaucoup oublieraient.
Deuxièmement, le déficit de communication de l’Église est patent, bon nombre de catholiques même pratiquants ne savent pas comment fonctionne l’Église, sa gestion, ses charges et ses revenus.
Troisièmement, entre ceux qui ne donneront pas « parce que leur curé ne leur convient pas, parce qu’ils estiment que leur évêque est trop à gauche ou trop à droite, parce que le pape n’est plus (ou pas assez) catholique selon leur propre dogme.... »,de fait, les excuses pour se dérober à son devoir de chrétien sont innombrables.
Ces excuses sont souvent propres aux membres de l’Église, c’est parfois la manifestation d’un rêve déçu.
4/ Nous sommes déjà trop sollicités, pourquoi faudrait-il encore donner ?
La générosité des catholiques n’est pas en cause. Des études sérieuses et périodiquement renouvelées le disent : un français baptisé donne davantage d’argent aux œuvres de charité laïques ou confessionnelles qu’un français non baptisé.
C’est la répartition qui est à revoir.
Que dirait-on d’un père de famille qui viendrait en aide au voisinage, à ses frères et sœurs et qui délaisserait son foyer ? C’est un peu ce qui se passe dans l’Église avec le denier. Les chrétiens donnent à de nombreux organismes (Médecins du monde, Pharmaciens sans frontières, Handicap international, Secours catholique, Secours populaire, Ligue contre le cancer, téléthon, Sidaction etc…) et ne donnent pas ou plus à l’Église, leur famille.
Les grandes organisations possèdent des budgets de communication considérables. Leurs relances régulières sont efficaces. Il faut bien avouer que l’Église est prudente (trop ?) à utiliser de tels moyens.