Impossible à confirmer !
Abel -  2005-07-04 13:47:05

Impossible à confirmer !

car c'est le contraire qui est vrai. La commission canonique de la fraternité Saint-Pie-X revendique d'être un véritable tribunal, prononçant de vraies sentences ou accordant de vraies dispenses, qui auraient valeiur canonique. La revue Sodalitium , dans le numéro 51 de l’édition française (janvier 2001), relayée par le bulletin de l’Abbé de Nantes qui se nomme désormais Résurrection (n°2, février 2001), publie un important et grave dossier sur la « commission canonique » instituée par la fraternité Saint-Pie-X. Cette commission n’est pas, comme son nom peut le laisser croire et comme ce serait bon et légitime, la réunion de quelques membres de la fraternité, plus qualifiés en droit canon, chargés d’éclairer leurs confrères ou les fidèles sur la loi de l’Église catholique. Non, cette commission prétend être un véritable tribunal, ayant autorité (en matière de vœux, de censures et de mariage) et prenant la place du Tribunal pontifical de la Rote ; elle s’arroge ainsi le pouvoir de dispenser des empêchements de mariage, de déclarer canoniquement la nullité des mariages, de relever des vœux et des censures. Le dossier publié par Sodalitium ne peut laisser aucun doute à ce sujet : des fac-similés de formulaires le montrent très clairement et manifestent que le système tourne. Rien – ni nécessité ni crise de l’Église – ne peut justifier une telle institution, car un tel tribunal ne peut être qu’une émanation et un instrument du pouvoir souverain du Pape. La gravité d’une telle situation est donc extrême, tant en raison du principe qui en est à l’origine qu’en raison des conséquences qu’elle entraîne. Les conséquences sont simples et tragiques à énumérer : les actes de cette commission, privée de toute existence légitime, ne peuvent en aucun cas et à aucun titre être valides ; ils n’ont aucune portée, aucune réalité aux yeux du Bon Dieu. En conséquence, les mariages qui auraient nécessité une dispense pour leur validité ne seront pas valides (c’est-à-dire qu’ils seront inexistants aux yeux de Dieu et de son Église), tout comme les mariages contractés après la pseudo-annulation d’un mariage précédent. Malgré les pseudo-dispenses, les vœux de chasteté perpétuelle seront toujours réels aux yeux de Dieu et de l’Église. Ce sont donc et ce seront des dizaines voire des centaines de gens jetés ou confortés dans la fornication, dans l’adultère ou dans le sacrilège ; leur éventuelle bonne foi n’empêche pas l’extrême gravité de leur état, ni la responsabilité des clercs qui les ont bénis et auxquels ils ont fait confiance. C’est une abomination effrayante ; aussi c’est un devoir de dénoncer cet abus dramatique. Quant au principe, il est plus tragique encore ; il ne s’agit ni plus ni moins qu’une violation du droit divin de l’Église, une usurpation du pouvoir suprême du souverain Pontife.