Albert Hépard - 2005-07-04 12:21:04
Pas d'accord cher Olo
La juridiction de suppléance vient d'un principe canonique de base fondamental : "ecclesia supplet".
Dans la crise de l'Eglise et l'état de nécessité qu'elle entraîne, la juridiction vient de l'Eglise elle-même par suppléance (et non de la hiérarchie officielle) puisque la hiérarchie officielle par définition la déniera à ceux qui jugent lucidement qu'il y a un état de nécessité.
La juridiction de suppléance reconnaît que la hiérarchie officielle refuse officiellement la juridiction ordinaire. C'est très logique et de bons sens. Mgr Lefebvre avait toujours invoqué la juridiction de suppléance et avait toujours rejeté toute idée de juridiction ordinaire qui est impossible si elle n'est pas donnée officiellement.
C'est pour cela qu'il ne voulait pas qu'un évêque sacré par lui soit supérieur général. Les quatre évêques ne devaient être que des distributeurs de sacrements et de transmetteurs d'ordre (pouvoir d'ordre que tout prêtre a malgré l'absence de pouvoir de juridiction ordinaire).
Sa prudence était fondée. On a mis un des évêques à la tête de la FSSPX. Et la dérive s'est amorcée puisqu'il prétend aujourd'hui avoir juridiction ordinaire.
Vous dites que le principe est le même aujourd'hui et hier. Faux cher Olo, car la juridiction ordinaire est une juridiction officielle. Si elle est refusée par le Pape, elle ne peut venir de lui à son corps défendant.
La juridiction de suppléance, c'est tout le contraire. Elle vient directement de l'Eglise sans passer par une hiérarchie faite d'hommes faillibles.