ou le missel ? Cela n'a pas été soulevé, mais nous protesterions et ce, de manière légitime. Il n'appartient pas aux pouvoirs publics de s'immiscer dans les questions internes aux cultes. La compétence relative à l'ordre public ne doit pas dépasser ce faisceau. Au-delà, il y a bien abus de pouvoir.
Or, la tendance à régir les cultes de la part des pouvoirs civils, et pas seulement sous leurs aspects externes, est latente. Joseph II, l'empereur-sacristain, n'avait pas hésité à réduire la durée de certains offices ou "purifié" les églises des ornements; la catéchèse fut même affectée...
Que dirions-nous si Nicolas SARKOZY lançait une commission pour la réforme du bréviaire, pour le rendre conforme aux "valeurs de la République" ?...
D'un côté, le laïcisme pur et dur, de l'autre un monisme où l'on ne sait pas trop qui domine: Dieu ou César ? Comme quoi, les dérives ne vont pas que dans un sens.
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