au nom du droit d’ingérence
Les grandes âmes s’enflamment, un crime contre l’humanité est en train d'être perpétré en Libye, "
il faut une intervention au nom du droit d’ingérence" réclament-t-elles. Je ne me fais aucune illusion sur kadhafi, un dingue parmi les pires cinglés que compte la planète, capable de mettre en charpie son peuple pour rester agrippé à son sceptre. Les chiffres les plus sombres font état d’un millier de morts sauvagement réprimés. On est cependant encore bien loin du massacre de Dresde du 13 février 45. Rappelons les faits. Dans Dresde se trouvaient massés 3 millions de réfugiés fuyant devant l’avancée des troupes soviétiques. Dans «
Apocalypse sur Dresde » David Irving explique le déroulement de cette sinistre journée. 3 vagues de bombardiers se succédèrent, des incendies gigantesques se déployèrent dans toute la ville. Ils atteignirent parfois la température de 1500 degrés en raison de l’utilisation de bombes incendiaires au phosphore. Une fois les bombardiers ayant achevé leur besogne, ce fut au tour de la chasse américaine d’intervenir, massacrant à basse altitude les réfugiés tentant de s’extraire de cet enfer. Piero Buscaroli parla d’«
un Auschwitz descendu du ciel » due au «
strategic command » sous les ordres directs de Chrucill. Au total ce ne sont pas 1000, 10000 ou 100000 civils sans défense qui furent exterminés, mais jusqu’à 275000, selon la Croix rouge. Notons encore que les seuls objectifs militaires, comme les ponts sur l’Elbe et l’aéroport, que comptait Dresde furent épargnés. A ce jour tout cela reste totalement occulté. Car aucune justice internationale ne sera jamais autre chose que la justice des vainqueurs et les vainqueurs depuis 200 ans ne reculent devant rien.
Khadafi est certes un despote fou et malfaisant qui mériterait de finir au bout d’une corde, mais ceux qui en appellent à la justice internationale, au droit d’ingérence se trompent totalement. Les vainqueurs qui détiennent tous les leviers des pouvoirs, travaillent à la construction d’un gouvernement mondial et président aux destinés des démocraties, à l’insu des masses décervelées, sont ceux-là même qui ont fait de l’histoire,
depuis 200 ans, un gigantesque charnier au moyen de toutes les guerres, tous les massacres et les génocides qu’ils ont fomentés.
Eschaton