Je pense que les bénédictines de Valmont demeurent toujours dans la dynamique de leur installation et de la reconstruction. Elles vont de l'avant et sont particulièrement tenaces.
Mais vous savez que dans ce genre de maison, c'est le choix de l'aumônier qui est tout aussi déterminant. Il est difficile de trouver un bon desservant qui soit aussi un confesseur adapté.
Aussi, il me semble que le choix fait à l'époque par Mgr Saudreau d'y placer l'abbé M. a été le meilleur qui soit parmi le clergé du diocèse du Havre de l'époque. Désormais très âgé, la question se reposera à l'avenir, et un mauvais choix pourrait être fatal à l'abbaye.
Je suis cependant moins inquiet pour Valmont que pour les bénédictines de Rouen, bien moins nombreuses et emmurées dans le vieux et minuscule monastère Minime de la vieille ville, perspective peu réjouissante pour de nouvelles recrues. D'autant que la jeune génération qui est là-bas fait preuve de relâchement dans le port de l'habit. C'est un signe qui ne trompe pas et que la discipline intérieure et l'unité du monastère s'est affaissée. Mais aussi la discipline morale et intellectuelle de celles qui refusent de faire comme les autres. Il y est question aussi de déplacer la grille de clôture, ce qui n'est pas très heureux non plus. |