Mais oui, que suis-je bête !
Non, à vrai dire je m'étais fait la même réflexion que vous,... tout en n'y croyant pas plus que vous, parce que sinon, pourquoi employer des termes différents ? Et j'ai donc recherché un peu, et pu constater qu'il ne s'agit malheureusement pas de cela. L'auteur fait un parallèle entre l'engagement dans la vie religieuse avec les voeux provisoires et les voeux définitifs. Ou avec les premiers "grades" de l'ordre avant le sacerdoce. Le problème, c'est qu'un religieux ou une religieuse qui a prononcé ses voeux provisoires s'est déjà engagé dans l'état de vie correspondant, avec tous ses corollaires. Certes pas complètement définitivement, mais en pleine "puissance".
Que pourrait-il en être pour un mariage ? Que signifierait embrasser l'état de vie des mariés, pour plusieurs années après le confirmer / ou l'infirmer ? Vie commune entre temps ?
Or le mariage est sacramentel. Si son statut était identique en valeur spirituelle à ceux des personnels ecclésiastiques, pourquoi ne ferait-il pas l’objet d’un discernement analogue ? Et surtout, pourquoi ne serait-il pas organisé selon les deux étapes de la profession religieuse : un mariage simple, non solennel, qui pourrait être suivi ou non d’un engagement solennel – et sacramentel ? Le fait qu’il ne soit qu’un « état de vie » justifie certes que la préparation et le discernement sur les aptitudes soient réduits ; en ce cas, pourquoi ne pas accepter qu’il soit réitérable ?
Il est explicitement dit qu'un temps réduit de préparation prélude au mariage, et qu'ensuite on entre dans un état de vie, avec engagement simple puis définitif.
Cordialement
Meneau