| Auteur : XA |
| Sujet : La Confession, un don immense. |
| Date : 2011-02-05 19:27:09 |
Francis J. Beckwith est Professeur de Philosophie et d’Études ecclésiales à Baylor University. Il raconte l’itinéraire qui l’a mené du catholicisme au protestantisme et retour dans son livre : Retour à Rome : Confessions d’un catholique évangélique. Il blogue sur Return to Rome.
France Catholique publie un article signé de lui, "Au moment de se confesser", traduit par Gérard Hocmar.
Lorsque j’étais protestant évangélique et que je songeais à revenir vers l’Église catholique dans laquelle j’avais été baptisé, la pratique catholique que je trouvais difficile à accepter entre toutes était le sacrement de pénitence.
Je considérais que le Christ suffisant à pardonner tous nos péchés passés, présents et à venir, ce sacrement le dépouillait le Christ de sa prérogative. Car je croyais que cela rétrécissait la portée du rachat si je devais faire quelque chose pour acquérir le pardon, par exemple me confesser à un prêtre et/ou accomplir une pénitence telle que dire une prière, faire une bonne action ou m’engager à une discipline spirituelle après avoir reçu l’absolution. Mais de bonnes raisons m’ont finalement amené à changer d’avis.
Premièrement, même les protestants évangéliques ont le moyen de traiter le péché commis après le baptême : cela s’appelle la redédication. En fonction de la gravité de sa faute, celui qui a péché redédie sa vie au Christ en remontant de nouveau l’allée comme il l’a fait la première fois lorsqu’il s’est converti. En fait, compte tenu de la manière dont les protestants comprennent la justification et la sanctification — à savoir que les bonnes actions et la bonne vie découlent du vrai salut — le pécheur peut se demander si sa première confession était valable. Et donc, il se confesse de nouveau. Il me paraît donc clair qu’être chrétien exige d’une manière ou d’une autre que l’on traite le péché commis après le baptême.
Deuxièmement, le Nouveau Testament parle souvent de ce péché-là. Dans le Notre Père, Jésus mentionne le besoin continu de repentir dans la vie du croyant (Mt. 6 :12). St Jean écrit aux chrétiens baptisés : « Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes et la vérité n’est pas en nous. Si nous confessons nos péchés, fidèle et juste comme il est, il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de toute iniquité » (I Jn. I :8-9). Qui plus est, St Paul (I Co. 6 :9-10 ; Ga. 5 :19-21 ; Ep. 5 : 3-15 ; Col. 3 :5-10), St Jean (I Jn. 5 : 16-17) et l’auteur de l’Épître aux Hébreux (He. 13 : 4-5) mettent les croyants en garde contre des péchés qui sont mortels, c’est-à-dire que si un chrétien les commet, il risque de perdre ce que les catholiques appellent la « grâce sanctifiante ». De par sa nature même, le christianisme exige un ministère de réconciliation. (2 Co. 5 :14-20).
Troisièmement, j’ai lu le Catéchisme et il m’a rapidement ouvert les yeux sur mon ignorance en matière de sacrements. « Faire pénitence, ai-je appris, n’est pas une action que requiert l’Église afin de garantir le pardon. Car la mort du Christ est "la rançon qui libère les hommes de l’esclavage du péché". Et lorsque que quelqu’un se confesse et reçoit l’absolution dans le sacrement ses péchés sont pardonnés par Dieu, « car Lui seul pardonne les péchés ». « Mais », et ceci est la clé, « cela ne répare pas tous les désordres que le péché a causés ».
La suite, directement sur le site de France Catholique. |
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