Me voilà en plein pessimisme. Je me déprends de ce journal un peu comme de la vie. Il me paraît clair que la partie est compromise sur trop de plans à la fois. Notre société s'en va, emportant avec elle une civilisation que j'aimais. Je ne crois pas du tout à la gloire terrestre. J'écris parce que je ne puis m'en empêcher. Je garde la foi, toute la foi catholique, mais l'Église telle que je l'ai connue semble sur le point de se disloquer. Je prévois des changements brutaux. Il nous sera demandé d'espérer contre toute espérance et de croire sans fléchir devant l'apostasie du plus grand nombre.
Que je puis-je avoir ce style ! Quelle limpidité ! Quelle correspondance exacte de l'expression à la pensée !
-Eucher