Je ne le crois pas. Pas vraiment.
Le pasteur du patelin voisin, une connaissance de très longue date, m'a parfois adressé une bénédiction, ou l'autre... Mais, c'était dû à son grand coeur, à sa pratique pastorale. Que sais-je ? Il ne me recrutera pas pour autant. Et il le sait parfaitement.
Cependant. Vous craignez que je sois d'ores et déjà "protestantisé", un peu sans que je le sache. Ceci, pour avoir oublié de prendre en compte des traditions orales. Au motif qu'elles forment, à côté des Ecritures, la Tradition de l'Eglise. Est-ce que je me trompe ?
Avant de répondre, je voudrais vous remercier pour m'avoir communiqué cet avis, en toute charité. J'en prends bonne note et j'y réfléchis. Espérant répondre dans le même esprit que vous.
Il semble bien que, logiquement, la Tradition ne puisse pas entrer en contradiction avec les Ecritures.
Par deux fois, des textes attribués à saint Paul laissent supposer que des anciens et des épiscopes soient les époux d'une seule épouse. (Chacun une... Ne m'accusez pas de prêcher la polyandrie dans le clergé primitif : ça, ce ne serait pas fair-play.)
Ceci n'empêcherait pas que vous puissiez avoir raison pour d'autres contrées évangélisées. Saint Paul a été un grand missionnaire. Le plus grand, sans doute, le plus prolixe sûrement, mais pas le seul. (Entre nous, il ne serait pas trop dépaysé dans le FC : parfois, quand il discutait avec Pierre ou avec Barnabé...)
Il se fait tard, excusez-moi : je dois conclure.
Je pense que, pour l'ensemble de l'Eglise, la Tradition du célibat consacré s'est constituée dans une certaine durée.
Ceci ne m'empêche pas d'admettre que, dans des Eglises particulières peut-être même majoritaires, elle a pu se révéler tout de suite comme une évidence. Si Origène s'est mutilé (comme on le lui a reproché), c'est sans doute que l'idée du célibat consacré était bien présente, dès les origines.
Entre nos deux avis, il n'y a donc pas d'incompatibilité absolue. |