celle des Etats (rappelons que le Saint-Siège est le support juridique de l'Eglise et non pas un Etat mais les relations diplomatiques sont nouées par les Etats et les organismes internationaux avec le Saint-Siège et non avec l'Etat de la Cité du Vatican) qui entreprennent de lutter efficacement et dans la transparence la plus totale contre le blanchiment de l'argent illégal.
Sandro Magister vient d'écrire un article sur son site "Chiesa" où il relate les derniers soubresauts de l'enquête diligentée par des magistrats italiens sur les opérations frauduleuses réalisées par l'IOR, l'Institut des Oeuvres de Religion.
Dans cette affaire plutôt compliquée, Sandro Magister révèle que les explications données par l'actuel président de l'IOR, Ettore Gotti Tedeschi, n'ont pas complètement convaincus les magistrats qui souhaitent davantage d'éclaircissements.
Pour le moment, dans le cadre de cette enquête, une somme de 23 millions d'euros a été placée sous séquestre par la justice italienne, pour soupçon de blanchiment de capitaux. L'enquête vise non seulement le président Gotti mais le secrétaire général de l'IOR, Paolo Cipriani.
Il faut, toutefois, noter la particulière dureté de la mistrature italienne qui ne prend pas en compte les efforts constants, sur au moins 20 ans, du Saint-Siège pour améliorer l'efficacité du travail de l'IOR et de ses relations avec des organismes bancaires italiens et pour renforcer la transparence des procédures. |