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Rencontre avec Soeur Marie Simon Pierre, miraculée de Jean Paul II Imprimer
Auteur : FilsDeMarie
Sujet : Rencontre avec Soeur Marie Simon Pierre, miraculée de Jean Paul II
Date : 2011-01-21 10:42:49

Source : La Voix du Nord + Vidéo.


Des tremblements, des raideurs, des douleurs et des insomnies. Souffrant depuis juin 2001 de la maladie de Parkinson, Marie-Pierre Normand, devenue en entrant chez les Petites Soeurs des maternités catholiques (une congrégation vouée à la naissance et à la vie) soeur Marie Simon-Pierre, se sent, en ce mois d'avril 2005, « fatiguée, épuisée ». Son travail de surveillante d'un service de maternité de 44 lits l'épuise et, désormais, la proximité qu'elle ressent envers le pape lui est douloureuse : « Je fais partie de ce que l'on appelle la génération Jean Paul II et je me sentais proche de lui, car nous étions atteints de la même maladie. Il était une force pour continuer ma route mais là, il me renvoyait une image que j'aurais dû affronter dans les années à venir. » À la communauté, ses soeurs commencent à lui parler de fauteuil roulant. « Elle ne le supportait pas », témoigne sa supérieure d'alors, soeur Marie-Thomas.

Quelques semaines après la mort du pape, mi-mai, toutes les soeurs de l'institut, de Cambrai à Dakar, décident de prier une neuvaine à Jean Paul II pour demander la guérison de soeur Marie Simon-Pierre. Mais l'état de santé de la religieuse empire.

Le 2 juin, elle demande à sa supérieure à être libérée de son activité professionnelle. Les deux femmes parlent longuement : « Elle me dit : "Tu vas à Lourdes en août, alors attends. Et puis Jean Paul II n'a pas dit son dernier mot". Puis, elle me tend un stylo et me demande d'écrire Jean Paul II. » La petite soeur s'exécute : l'écriture est illisible, délabrée. « J'ai eu honte de lui avoir demandé », témoigne soeur Marie-Thomas. « Elle était vraiment au bout du bout de ses forces ».

Le soir, vers 21 h, dans sa chambre, la fille de Rumilly-en-Cambrésis éprouve le besoin d'écrire. « À ma grande surprise, l'écriture était belle ». Elle se couche, pour se réveiller à 4 h 30 du matin. « J'étais surprise d'avoir dormi car la maladie provoquait des insomnies ». Surtout, elle se lève facilement, sans douleurs, sans cette raideur des muscles qui la faisait souffrir. « J'ai éprouvé le besoin d'aller prier, seule ». C'est deux heures plus tard, en allant rejoindre ses soeurs à l'office communautaire que la Cambrésienne remarque que son bras gauche, qui était comme mort, balance de nouveau le long de son corps. « À la messe, j'ai ressenti une grande joie, une grande paix. J'étais persuadée d'être guérie. Aujourd'hui encore, cela reste pour moi un grand mystère. » Quand elle retourne dans sa chambre, elle écrit de nouveau Jean Paul II sur une feuille. L'écriture est lisible... Durant la matinée, elle part travailler, se sent bien. « Le midi, j'ai décidé de moi-même d'arrêter mon traitement, mais je n'ai rien dit à personne. » Quelques heures plus tard, elle rédige une lettre qu'elle remet à sa supérieure. « J'ai vu qu'elle était guérie, mais cela ne me paraissait pas possible, raconte soeur Marie-Thomas. J'étais inquiète. C'était trop fort pour moi. » Les deux religieuses décident de garder tout cela secret jusqu'au prochain rendez-vous chez le neurologue qui suit soeur Marie Simon-Pierre depuis quatre ans. « Quand je suis entrée dans le cabinet, il a vu à ma démarche qu'il se passait quelque chose. Il m'a demandé si j'avais doublé ma dose de dopamine. Je lui ai répondu : "Non, j'ai tout arrêté". » Le médecin ne dit rien, l'examine. Puis conclut : « Je ne vois aucun signe de la maladie ». Il fera le même constat deux mois, puis six mois plus tard.

Voilà cinq ans que la maladie a disparu. « J'ai repris une activité normale. Je travaille désormais en pédiatrie, à Bourgoin-Jallieu. J'écris sans difficulté, je conduis de nouveau et sur de très longues distances. Je peux dire que c'est comme une seconde naissance. »
Jean Paul II, son « ami »

Une seconde naissance inexplicable, que l'Église attribue à l'intercession du défunt pape polonais. Le 1er mai, au milieu de centaines de milliers de personnes, soeur Marie Simon-Pierre sera à Rome pour assister à la béatification de son « ami » : « C'est vrai qu'il ne me quitte pas. Tout à l'heure, avant de venir à cette conférence de presse, je lui ai dit : "Il faut rester à mes côtés". » L'heure avance. La religieuse quitte la salle où elle a témoigné devant les journalistes. Cette fois, c'est fini, elle ne parlera plus. Miraculée, mais anti-star, soeur Marie Simon-Pierre souhaite retourner à ce qui est sa vie : les tout-petits, les bébés et leurs familles.



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 Rencontre avec Soeur Marie Simon Pierre, miraculé [...], de FilsDeMarie [2011-01-21 10:42:49]