Cher Al, je vois un signe de la Providence dans votre appel. En effet, je lisais ce matin cette
considération de saint Alphonse de Liguori, consacrée à la mauvaise habitude, que j'avais oublié de lire hier soir.
Je vous ai lu attentivement jusqu'au bout, je vous demande d'avoir le courage d'en faire de même avec cette brève
considération sur la mauvaise habitude. Ne désespérez pas. Comme vous pourrez le lire vous-même:
Si peut-être vous aviez quelque mauvaise habitude, hâtez-vous d'en sortir, maintenant que Dieu vous appelle. Et si vous sentez encore les remords de votre conscience, ah! Réjouissez-vous; car c'est un signe que Dieu ne vous a pas encore abandonné. Mais hâtez-vous de vous amender et de sortir de votre triste état; sinon la gangrène se mettra dans la plaie et vous serez perdu.
Qu'avez vous à faire? Il faut que vous vous fassiez violence pour éloigner les occasions dangereuses, pour fuir les mauvaises compagnies, pour résister aux tentations en implorant le secours de Dieu. Il faut encore que vous preniez les moyens suivants: Vous confesser souvent, faire chaque jour une lecture spirituelle, pratiquer la dévotion envers la très sainte Vierge Marie. La priant continuellement qu'elle vous obtienne la force de ne plus retomber. Il faut absolument vous faire violence; sinon, la menace du Seigneur contre les obstinés tombera sur vous: « Vous mourrez dans votre péché » (Jean 8, 21). Et si vous ne remédiez pas à l'état de votre âme, maintenant que Dieu vous éclaire, difficilement pourrez-vous dans la suite y remédier. Entendez Dieu qui vous crie: « Lazare, sors du tombeau » (Jean 11, 43). Pauvre pécheur, que la mort a déjà saisi, sortez du sépulcre de votre mauvaise vie. Vite, répondez à l'appel de Dieu; donnez-vous à lui et tremblez que cet appel ne soit le dernier.
Je prierai pour que vous preniez les mesures adéquates pour vous sortir de cette impasse. A temps. Et je vous invite à lire l'ouvrage salutaire de saint Alphonse, tant que "
vous sentez encore les remords de votre conscience".
A votre tour priez pour moi (et pour nous), parce que dans cette vallée de larmes, nous sommes tous embarqués dans la même galère. Puissions-nous persévérer jusqu'au bout pour remporter le précieux prix et acquérir ce qui seul compte, la vie éternelle.
Ath