Le Conseil d'État a systématiquement invalidé les mesures de police qui empêchent ou entravent le libre exercice du culte. Rendre l'accès impossible - en fonction de la géographie que j'ignore mais qu'on peut supposer au vu de la photo - serait automatiquement contesté et, sans être devin, très vraisemblablement invalidé par la justice administrative. A moins de pouvoir justifier l'interdiction par la restriction usuelle d'ordre public prévue par l'article 1 mais sur laquelle la jurisprudence est très sourcilleuse, comme vous le savez bien (cf. les débats législatifs et vote de lois pour le port du voile cachant le visage).
Cher Marc B., votre lecture de la loi minimise, à la façon de la lecture laïciste, le sens et la portée de l'article premier, spécialement du verbe "garantit".
Je sais que côté traditionaliste et côté des ultra-laïques, on confond couramment laïcité avec laïcisme : mais c'est comme islam et islamisme, deux notions qui sont de la même famille mais néanmoins distinctes.
Comme l'avait écrit aux évêques de France, le pape Jean-Paul II peu avant de mourir, l'application de la loi de 1905 a évolué positivement dans le sens de la "liberté religieuse", même si bien sûr la crispation laïciste ou l'anti-christianisme (cf. agenda européen) rôdent toujours autour de nos communautés tels des loups ravisseurs. |