Prix Sedcontra 2010
Le Prix Sedcontra 2010 est décerné à un jeune professeur d’histoire-géographie du lycée de Manosque, inconnu des médias jusqu’à la fin de l’année dernière : Philippe Isnard, aujourd’hui mis à pied par l’Education Nationale pour… excès d’esprit critique dans l’exercice de sa profession.
Philippe Isnard en effet a osé présenter le pour et le contre à ses élèves des grandes classes au cours d’un débat d’instruction civique sur l’avortement. Il leur a fourni le texte de la loi du 17 janvier 1975, et celui du grand discours de Simone Veil à l’Assemblée Nationale, avant de leur présenter la photo d’un fœtus de 12 semaines, et la vidéo de ses pitoyables réactions de défense pendant “l’IVG”, puis de les inviter à en discuter.
Ses élèves le soutiennent aujourd’hui contre les sanctions de la Hiérarchie : ils ont trouvé le débat douloureusement tragique mais objectif et intéressant, en contrepoids des propagandes à sens unique du Planning Familial qu’on leur impose chaque année, pour ne rien dire de celles que leur infligent également, avec l’aval du Ministère, les militants de SOS Homophobie…
Si cet enseignant avait projeté devant ses élèves les images également effroyables des amoncellements de corps nus et décharnés découverts dans les camps de la mort allemands, à l’occasion d’un débat sur la deuxième Guerre mondiale, nul doute que son Recteur d’Académie l’eût aussitôt promu plutôt que licencié. Il n’y a pas de tabou médiatique ni d’interdit scolaire sur les victimes du nazisme. Pourquoi maintenir la loi du silence sur nos propres pratiques d’épuration, légale et médicalisée ? (...)
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