La distinction que l'on peut faire avec les évêques de la FSSPX porte, me semble-t-il, sur le fait que ce n'est pas stricto censu la valeur morale que la FSSPX condamne chez les évêques autoproclamés "conciliaires", mais leur façon de défendre la foi - leur foi tout court, même. Cette distinction me semble très fragile, si on la rapproche de la doctrine catholique du rapport entre la foi et les oeuvres.
(Lux)
La différence entre un simple fidèle et un évêque c'est que ce dernier est successeur des Apôtres et que de ce fait, ce n'est pas tellement sa foi à lui qui est importante (celle-ci devrait être acquise par le fait qu'il est évêque), mais plutôt la Foi qu'il transmet ou ne transmet pas.
Le rôle de l'évêque ne s'arrête pas à distribuer les sacrements. Pour distribuer les sacrements à bon escient il doit enseigner la doctrine de la vraie foi. L'évêque est responsable des âmes qui lui sont confiées et plus encore, puisqu'il doit transmettre la Foi:
"allez, enseignez toutes les nations, baptisez au nom du père du fils et du Saint-Esprit, celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, celui qui ne croira pas sera condamné."
Il faut convertir avant de baptiser:
"Celui qui ne croira pas sera condamné." et non "celui qui ne sera pas baptisé sera condamné". Le baptême est l'aboutissement de la conversion ou de la Foi.
D'où l'importance cruciale d'un évêque à la Foi orthodoxe (si j'ose dire!).
L'évêque n'est pas une machine à distribuer les sacrements. Lorsqu'il distribue le sacrement, il devrait déjà avoir fait l'essentiel du travail en amont, ou avoir vérifié que cela a été fait par ceux qu'il a mandaté pour cela: les prêtres.