Comme beaucoup de liseurs viennent de le signaler : une absence de réaction à un fil ne signifie pas nécessairement un dédain de l'intention de prières.
Maintenant, si l'attitude de ces prêtres commence à mettre votre équilibre en danger, c'est que vous avez fait ce que vous avez pu. Je pense que plus d'un liseur ici a été témoin du changement brutal d'orientation d'un prêtre sans parvenir à le modifier. Entre la fin du Concile et 1978, il y a par exemple 15 000 membres du clergé qui ont renoncé à leur vie consacrée, 10 % environ.
Ces profonds bouleversements nous invitent à être prioritairement attachés à Jésus Christ qui, lui, reste toujours auprès de nous, et secondairement aux hommes, que nous devons aider et pour lesquels nous devons prier, mais pas au prix de notre propre équilibre.
En union de prières pour ces deux prêtres.
Jésus, vous êtes le seul et véritable ami
par saint Claude La Colombière
« Jésus, vous êtes le seul et véritable ami. Vous prenez part à mes maux, vous vous en chargez, vous avez le secret de me les tourner en bien, vous m’écoutez avec bonté, lorsque je vous raconte mes afflictions, et vous ne manquez jamais de les adoucir.
Je vous trouve toujours et en tout lieu ; vous ne vous éloignez jamais ; et si je suis obligé de changer de demeure, je ne manque pas de vous trouver où je vais.
Vous ne vous ennuyez jamais de m’entendre ; vous ne vous lassez jamais de me faire du bien. Je suis assuré d’être aimé, si je vous aime. Vous n’avez que faire de mes biens, et vous ne vous appauvrissez point en me communiquant les vôtres.
Quelque misérable que je sois, un plus noble, un plus bel esprit, un plus saint même ne m’enlèvera point votre amitié ; et la mort qui nous arrache à tous les autres amis, me doit réunir avec vous.
Toutes les disgrâces de l’âge ou de la fortune ne peuvent vous détacher de moi ; au contraire, je ne jouirai jamais de vous plus pleinement, vous ne serez jamais plus proche que lorsque tout me sera le plus contraire.
Vous souffrez mes défauts avec une patience admirable ; mes infidélités mêmes, mes ingratitudes ne vous blessent point tellement que vous ne soyez toujours prêt à revenir, si je le veux. Ô Jésus, accordez-moi de le vouloir, afin que je sois tout à vous, pour le temps et pour l’éternité. » |