Au premier étage l'exposition Nemo, au deuxième l'exposition du Souricier, au premier l'exposition prévue, la Renaissance étouffante et oppressante du 'Trésor des Médicis', au deuxième l'imprévue, la lumineuse et joyeuse 'Under the Gun' de Perrin (Philippe), j'ai préféré la seconde, plus mystique, un chapelet géant, une énorme bague à la croix des gardiens de Terre Sainte, quatre clous de la Passion d'un mètre quatre-vingt-cinq, d'aucuns trouveront que ce n'est pas du meilleur goût, ça ne fait rien, ce qui en-dessous l'est encore moins.
La morbidité de ce trésor des Médicis est bien mise en valeur par les nombreuses pièces de prix provenant de différents musées de Florence, on se croirait presque au Vatican de l'époque, les tableaux religieux côtoient les statues d'hommes nus, celles de femmes y sont plus rares, à ce point de vue on préferera l'Antiquité rêvée du Louvre, aux sujets moins saints mais au goût plus sain.
L'exposition des Médicis a du succès, au premier étage nombreux sont les groupes du troisième âge accompagnés de guides aux commentaires atroces, j'ai préféré le deuxième étage, j'y étais seul, on peut y réciter un Notre Père devant les clous de la Passion.
Le Trésor des Médicis au Musée Maillol jusqu'au 13 février 2011 (nocturne le vendredi jusqu'à 21h30)
Laissons le mot de la fin à Philippe Perrin :
"Une exposition c'est une femme à séduire, une banque à braquer."