Durant près de 90 ans l’Association Cultuelle Orthodoxe Russe de Nice (ACOR) a géré la cathédrale St Nicolas en s’acquittant de toutes ses obligations à l’égard de la société civile française. Classée "monument historique" en 1986, la cathédrale, et son contenu inventorié en 2006, sont entrés dans le patrimoine national et local.
Le 20 janvier 2010 le Tribunal de Grande Instance de Nice a attribué la propriété de la cathédrale St Nicolas et tous les biens qu’elle contient à la Fédération de Russie au prétexte qu’elle serait le successeur de l’URSS et de l’empire russe.
Cette décision de première instance a été prise au mépris de l’histoire, de l’éthique, du droit et semble négliger le principe fondamental de la séparation de l’Eglise et de l’Etat inscrit dans les Constitutions française et russe.
L’Association (ACOR) a évidemment interjeté appel de cette décision.
Le terrain sur lequel a été construite la cathédrale a été acquis par l’empereur Alexandre II à titre privé et non étatique. Son petit-fils, l’empereur Nicolas II en confiera par commodité la gestion au Cabinet impérial, organe de gestion des biens de la Cour et de la Maison impériale.
La Fédération de Russie est juridiquement continuateur de l’URSS ; elle n’en est pas le successeur, comme l’URSS n’est pas le successeur de l’Empire des tsars. Le pouvoir bolchevique a d’ailleurs expressément toujours refusé d’assumer toutes les dettes de l’empire, publiques et privées.
Aujourd’hui, lors même qu’en Russie l’Eglise a intenté des actions auprès de l’Etat pour recouvrer les biens confisqués par les bolcheviques, ce même Etat engage ici des actions en justice pour s’approprier une église et des biens qui ne lui ont jamais appartenu.
L’association cultuelle orthodoxe russe de Nice lance un appel à la solidarité publique. ELLE A BESOIN DE VOTRE SOUTIEN : signature de pétition et/ou contribution aux très importants frais de justice seront accueillies avec reconnaissance.
Soutien pour la cathédrale de Nice