Philip Morris ne paiera plus les trois Eglises neuchâteloises
Romandie.com
L'entreprise Philip Morris ne versera plus sa contribution ecclésiastique aux Eglises réformées, catholique et catholique-chrétienne du canton de Neuchâtel. Celles-ci perdent entre 10 et 20% de leur budget de fonctionnement.
Les Eglises ont été mises devant le fait accompli lors d'une rencontre avec des représentants de Philip Morris et le Conseil d'Etat neuchâtelois, ont-elles communiqué vendredi soir. La décision de l'entreprise concerne non seulement les années à venir, mais aussi 2010, année pour laquelle les Eglises ont déjà engagé des dépenses.
Cette décision remet en question de manière immédiate la pérennité de nombreuses prestations garanties par les Eglises aux habitants du canton, poursuit leur communiqué. Les prestations sont offertes sans distinction d'origine ni de religion, rappellent-elles.
Prestations sociales menacées
Plusieurs prestations sont menacées, comme la présence régulière d'aumôniers dans les hôpitaux, les homes, la rue et les prisons ou la capacité à assumer la totalité des demandes de célébration de services funèbres.
"Nous portons un regard sévère sur cette décision", a déclaré à l'agence ProtestInfo Gabriel Bader, président du Conseil synodal de l'Eglise réformée neuchâteloise (EREN). Il a été surpris comme ses collègues des autres Eglises par le côté abrupt de la décision. "Je ne suis pas sûr que l'Etat réalise l'impact de ce qui vient de se passer", ajoute M. Bader.
Le siège international du cigarettier Philip Morris est à Lausanne. A Neuchâtel, l'entreprise entretient une succursale d'exportation. ProtestInfo rappelle que Neuchâtel est l'un des cantons en Suisse, avec Genève, où l'impôt ecclésial n'est pas obligatoire.
(ats / 27 novembre 2010 10:34)