“le Premier Siège n’est jugé par personne, sauf s’il dévie de la foi.”
Cette sentence, reprise dans le
décret de Gratien, a été plusieurs fois rappelée par les papes. Si le droit canon n’a retenu que la première moitié de la phrase, c’est tout simplement parce qu’il ne regroupe que les lois ecclésiastiques, et que le pape n’est
pas soumis à ces lois. Mais le pape reste bien évidemment soumis aux lois divines :
Le pouvoir du Pontife Romain est tel que son exercice valide n’est limité que par le droit divin naturel et positif, et par la fin de l’Eglise elle-même dont il est le chef. L’exercice licite est subordonné à la prudence et à l’obligation d’agir en vue de l’édification et non de la destruction des âmes. En dehors de ces limites, le Pape peut tout faire validement et licitement. Cappello, Summa Juris Canonici (Univ. grég., vol. I, 1961, p. 293-294.)
V.