Le Père Anatrella fait une bonne analyse de l'obsession des journalistes sur le sujet "l'Eglise et le préservatif". En effet la cause de l'effervescence de ces derniers jours est là. Et c'est faire le jeu des media de dire (comme on l'a lu souvent sur le forum ces jours-ci), que ce qui compte c'est ce qu'ont dit les media et non pas ce qu'à voulu dire le pape. C'est faire peu de cas de du primat de la vérité.
Le pape réaffirme dans son livre, sans ambigüité, la doctrine du magistère sur l'usage humain (moral) de la sexualité , et en particulier que l'usage du préservatif n'y est pas conforme. Les prostitué(e)s n'auront bien sûr un comportement moral qu'en sortant de la prostitution (idem ceux qui ont de multiples partenaires). Ceux qui ne comprenant rien et disent que la pape autorise le préservatif dans certains cas, devraient aussi dire qu'il autorise la prostitution.
Mais qui dira que les prostitué(e)s, puisqu'elles sont dans le péché, n'ont pas à se soucier de ne pas donner la mort? Ceux qui critiquent le pape pour laxisme devraient avoir le courage de dire que les prostituées n'ont pas à éviter de donner la mort. Si on admet qu'elles ont à s'en soucier, on reconnaît qu'il y a là aussi un enjeu moral relatif ; et dans cette analyse de situation limite intervient à la fois la notion de moindre mal et celle de pas vers la moralité.
Comme l'enseigne le magistère et le dit ici le Père Anatrella, commettre un mal pour en éviter un autre pire, (ici le préservatif pour éviter de donner la mort), ne justifie pas d'en commettre un; l'Eglise ne reconnaît pas le critère du moindre mal, car la moralité consiste à ne commettre ni l'un ni l'autre ( dans notre cas : l'abstinence). Le moindre mal, comme aurait dit la Palisse ce n'est que faire moins de mal, mais faire un mal.
C'est pourquoi le pape, tout en disant qu'il vaut mieux pour un prostitué faire en sorte de ne pas donner la mort, appelle surtout à regarder le vrai bien de l'homme, et la véritable moralité; car dans notre société on ne veut pas le regarder, pour ne pas renoncer aux plaisirs désordonnés, à une pseudo-liberté, à une loi qui vient d'au-dessus de l'homme.
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