Je crois vraiment que vous vous trompez. Benoît XVI n'a fait que rappeler la très classique doctrine du moindre mal. Le problème, c'est la communication. Non pas qu'elle soit particulièrement mauvaise, mais parce qu'il ne peut pas y avoir de communication féconde sur ce sujet avec le monde d'aujourd'hui. D'une part, les journalistes ne sont pas assez intelligents pour comprendre une doctrine de philosophie ou de théologie morale - pas assez intelligents dans le sens où ils ne peuvent s'extraire du bain culturel dans lequel nous vivons et qui est foncièrement anticatholique (même s'ils l'étaient, d'ailleurs, ils n'auraient aucun intérêt à être justes avec l'Eglise tant haïe - leurs journaux se vendraient moins). D'autre part, en corollaire, la notion de moindre mal ne veut plus rien dire aujourd'hui. Le mal dans sa définition catholique n'existe plus (un meurtrier, c'est un pauvre malade qu'il faut soigner - surtout pas un pécheur). S'il est "moindre", on ne peut plus voir que ce n'est pas un bien... Mieux vaut donc parler par métaphores, ou plus simplement ne pas parler de ces sujets en dehors de longs exposés théologiques où les journalistes ne viendront renifler que s'ils veulent vraiment semer leur haine - ce contre quoi personne ne peut rien faire. |