VI. Des affections déréglées
1. Dès que l'homme commence à désirer quelque chose désordonnément aussitôt il devient inquiet en
lui-même. Le superbe et l'avare n'ont jamais de repos; mais le pauvre et l'humble d'esprit vivent dans
l'abondance de la paix. L'homme qui n'est pas parfaitement mort à lui-même est bien vite tenté; et il
succombe dans les plus petites choses. Celui dont l'esprit est encore infirme, appesanti par la chair, et
incliné vers les choses sensibles, a grande peine à se détacher entièrement des désirs terrestres. C'est
pourquoi lorsqu'il refuse de les satisfaire, souvent il éprouve de la tristesse; et il est disposé à
l'impatience quand on lui résiste.
Source : L'Imitation de Jésus-Christ traduit par l'abbé F. de Lamennais, Dijon, Pellion et Marchet Frères, 1870
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde |