Les évêques d'Irak nous adressent cet appel. Prions pour les chrétiens du Moyen-Orient, ainsi qu'ils nous supplient de le faire. Cette vidéo nous montre des martyrs . Or le martyre, Benoît XVI en parlait en Août de cette année...
+ Athanase Matti MATOKA, archevêque de Bagdad des Syriens
+ Louis SAKO, archevêque de Kirkouk des Chaldéens
+ Emil NONA, archevêque de Mossoul des Chaldéens
+ Basile Geoges CASMOUSSA, arxchevêque de Mossoul des Syriens
+ Bashar WARDA, archevêque d’Erbil des Chaldéens
"Notre Calvaire est lourd et il nous paraît long. Le carnage qui a eu lieu à la cathédrale
Notre Dame du Perpétuel Secours de Bagdad, avec 58 morts, parmi lesquels deux jeunes prêtres et 67 blessés dont un prêtre, nous a profondément secoués. Nous
perdons la patience, mais
nous ne perdons pas la foi et l’espérance. Cet événement d’une telle ampleur qui se produit juste après la tenue du Synode nous choque encore plus. Ce dont nous avons besoin c’est de votre prière et de votre soutien fraternel et moral. Votre amitié nous encourage à rester sur notre terre, à persévérer et à espérer. Sans cela nous nous sentons seuls et isolés.
Nous avons besoin de votre compassion face à tout ce qui vient toucher la vie des innocents, chrétiens et musulmans.
Restez avec nous, restez avec nous jusqu’à ce que soit passé le fléau".
Que le Seigneur nous protège tous.
(Le 2 novembre 2010)
LIEN
..."
Où se fonde le martyr ? La réponse est simple : sur la mort de Jésus, sur son sacrifice suprême d'amour consommé sur la croix pour que nous puissions avoir la vie. Le Christ s'est offert en rançon pour plusieurs (cfr Mt 20.28)
et il nous exhorte à prendre chaque jour notre croix ». Le pape a cité l'Évangile «
Celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera. (Mt 10.38-39).
C'est la logique du grain de blé qui meurt pour germer et porter la vie : Jésus lui-même est le grain de blé venu de Dieu, le grain de blé divin, qui se laisse tomber sur la terre, qui se laisse ouvrir, briser dans la mort et, précisément à travers cela, il s'ouvre et peut ainsi porter du fruit dans l'immensité du monde ».
"
Le martyr", a poursuivi Benoît XVI, «
suit le Seigneur jusqu'au bout en acceptant librement de mourir pour le salut du monde dans une preuve suprême de foi et d'amour, les martyrs témoignent la force d'une profonde et totale union avec le Christ : cela - cependant -
n'est pas le résultat d'une force humaine mais d'un don de sa grâce qui rend capables d'offrir sa vie par amour au Christ, à l'Église et ainsi au monde. Si nous lisons les vies des martyrs, nous restons étonnés par leur sérénité, leur courage en affrontant la souffrance et la mort. La puissance de Dieu se manifeste pleinement dans la faiblesse et dans la pauvreté de celui qui a confiance en lui et remet à lui seul son espérance. Mais nous devons savoir que la grâce de Dieu ne supprime ni étouffe la liberté de celui qui affronte le martyr, mais au contraire elle l'enrichit et l'exalte : le martyr est une personne extrêmement libre, libre vis-à-vis du pouvoir, du monde; une personne libre, qui dans un acte définitif unique donne à Dieu toute sa vie, et dans un acte suprême de foi, d'espérance et de charité, s'abandonne dans les mains de son Créateur et Rédempteur; il sacrifie sa propre vie pour être associé de manière totale au Sacrifice du Christ sur la Croix. En un mot, le martyre est un grand acte d'amour en réponse à l'immense amour de Dieu. »
(Audience générale du 11 août 2010)