au nom de la parité et pour une fois, comme dirait Marielle, c'est le mari qui valait bien son coup de chevrotines.
Heureusement qu'il n'y avait pas de Famas, le mari eût fini en point d'Alençon...
texte tiré de l'édition du journal Nord Eclair du 31 10 2010.
Un accident : le coup de feu tiré par le beau-père n'avait d'autre objet que d'exprimer la liesse familiale. L'auteur du tir a été placé en garde à vue.
La voisine en est toute retournée. Elle aurait voulu voir la mariée sortir de chez elle, l'applaudir, la féliciter, partager la liesse des youyous. « Elle est si jolie la mariée et puis ses parents sont si gentils ».
Pas de youyous pourtant hier à Roubaix devant le 251 de l'avenue Motte, juste en face du centre de magasins à l'Usine, la maison de la mariée. Mais plutôt des mines consternées. Des invités endimanchés qui ne souhaitent pas parler. À l'écart l'un d'eux sur son téléphone portable commente l'événement à l'intention d'un proche qui n'a pu venir. « C'est une catastrophe. Le mariage est raté ».
Sur le trottoir, juste devant le seuil du 251, on a oublié la moquette rouge aiguilletée que devait fouler le jeune couple entre la double haie de ses parents et amis. Non loin de la moquette, face au 247 de l'avenue Motte une grande tâche de sang qu'une fonctionnaire de la police scientifique examine et photographie.
C'est là que vers 13 h 30 le futur marié, âgé de 23 ans, s'est effondré atteint au mollet par une décharge de chevrotines vraisemblablement tirée par son futur beau-père âgé de 54 ans.
Sur place, les policiers se montrent discrets. Il faut dire que de nombreux témoignages doivent encore être recueillis pour faire la lumière sur cette affaire, des témoignages qui, pourtant, accréditeront tous la thèse de l'accident.
Le père de la mariée, désireux de se référer à une tradition encore en usage en Kabylie et dans les régions montagneuses de l'Algérie à l'occasion des épousailles, le baroud - la fantasia au Maroc - avait souhaité tirer quelques coups de fusil. Mais malheureusement, les cartouches n'étaient pas à blanc et le tireur était peut-être un peu maladroit. Le jeune homme sérieusement blessé a été soigné sur place avant d'être transporté au centre hospitalier de Victor-Provo. Souhaitera-t-il encore convoler après ce fâcheux contre-temps ? w |