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JUILLET 2003 A MARS 2011

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«Soutenus par cette foule immense de témoins...» (Toussaint: Bréviaire 1961) Imprimer
Auteur : Alexandre
Sujet : «Soutenus par cette foule immense de témoins...» (Toussaint: Bréviaire 1961)
Date : 2010-10-31 20:38:58



Le 1° Novembre

FÊTE DE TOUS LES SAINTS

Premier Nocturne

Livre de l’Apocalypse de l’apôtre saint Jean
1. (4, 2-8) Voici qu’un trône était dressé dans le ciel, et, siégeant sur le trône, quelqu’un… Celui qui siège est comme une vision de jaspe ou de cornaline; un arc-en-ciel entoure le trône comme une vision d’émeraude. Autour du trône, vingt-quatre sièges forment cercle, sur lesquels sont assis vingt-quatre Vieillards vêtus de robes blanches, avec des couronnes d’or sur leurs têtes. Du trône partent des éclairs, des voix et des tonnerres, et sept lampes de feu brûlent devant lui, les sept Esprits de Dieu. Devant le trône, on dirait une mer, transparente autant que du cristal. Au milieu du trône, autour de lui, se tiennent quatre Vivants, constellés d’yeux par devant et par derrière. Le premier Vivant est comme un lion; le deuxième Vivant est comme un jeune taureau; le troisième Vivant a comme un visage d’homme; le quatrième Vivant est comme un aigle en plein vol. Les quatre Vivants, portant chacun six ailes, sont constellés d’yeux tout autour et par dedans. Ils ne cessent de répéter jour et nuit: «Saint, saint, saint, Seigneur, Dieu maître de tout, il était, il est et il vient.»

2. (5, 1-8) Alors j’aperçus dans la main droite de celui qui siège sur le trône un livre roulé, écrit au recto et au verso, et scellé de sept sceaux. Et je vis un ange puissant proclamant à pleine voix: «Qui est digne d’ouvrir le livre et d’en briser les sceaux?» Mais personne, ni dans le ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, n’était capable d’ouvrir le livre et de le lire. Et moi, je pleurais fort de ce que nul ne s’était trouvé digne d’ouvrir le livre et de le lire. L’un des Vieillards me dit alors: «Ne pleure pas: il a remporté la victoire, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David; il ouvrira donc le livre aux sept sceaux.» Alors j’aperçus, debout entre le trône aux quatre Vivants et les Vieillards, un Agneau, comme égorgé, portant sept cornes et sept yeux, qui sont les sept Esprits de Dieu en mission par toute la terre. Et l’Agneau s’en vint prendre le livre dans la main droite de celui qui siège sur le trône. Quand il l’eut pris, les quatre Vivants se prosternèrent devant l’Agneau, ainsi que les vingt-quatre Vieillards tenant chacun une harpe et des coupes d’or pleines de parfums, les prières des saints.

3. (5, 9-14) Ils chantaient un cantique nouveau: «Tu es digne de prendre le livre et d’en ouvrir les sceaux, car tu fus égorgé et tu rachetas pour Dieu, au prix de ton sang, des hommes de toute race, langue, peuple et nation; tu as fait d’eux pour notre Dieu une royauté de prêtres régnant sur la terre.» Et ma vision se poursuivit, j’entendis la voix d’une multitude d’anges autour du trône, et celle des Vivants et des Vieillards; ils se comptaient par myriades de myriades et par milliers de milliers, et tous criaient d’une voix forte: «Il est digne, l’Agneau qui a été immolé, de recevoir puissance, divinité, sagesse et force, honneur, gloire et louange!» Et toutes les créatures, celles qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre et dans la mer, toutes ces créatures, je les entendis s’écrier: «A celui qui est assis sur le trône, et à l’Agneau, louange, honneur, gloire et puissance dans les siècles des siècles!» Et les quatre Vivants disaient: «Amen», et les vingt-quatre Vieillards se prosternèrent pour adorer celui qui vit dans les siècles des siècles.


Deuxième Nocturne

Sermon de saint Bède le Vénérable, prêtre (Homélie 70; texte latin: PL 94, 450)
4. Aujourd’hui, bien-aimés, dans la joie d’une seule solennité, nous célébrons la fête de tous les saints. Le ciel exulte de leur société; la terre est heureuse de leur patronage; la sainte Église est couronnée de leur victoire. Leur confession de foi est d’autant plus à l’honneur qu’elle a été plus ferme à la peine. Car, tandis que le combat augmente de violence, augmente aussi la gloire des combattants; le triomphe du martyre s’embellit de la multiple diversité des souffrances; et le poids de la récompense correspond au poids des tourments. Notre mère, l’Église catholique, répandue en long et en large par toute la terre, apprit en Jésus-Christ, son chef, à ne craindre ni les affronts, ni les croix, ni la mort. Constamment elle s’est affermie, non par la résistance, mais par l’endurance, et à tous ceux qui ont été, en glorieuse phalange, incarcérés comme des criminels, elle a inspiré, pour mener le combat avec la même courageuse ardeur, la triomphale perspective de la gloire.

5. O vraiment bienheureuse mère Église ainsi honorée et illuminée de la divine condescendance, parée du sang glorieux des martyrs vainqueurs, revêtue de la blanche virginité d’une confession de foi inviolée. A ses fleurs ne manquent ni les roses ni les lis. Et maintenant, bien-aimés, que chacun rivalise pour recevoir la plus abondante dignité de ces deux honneurs, les couronnes blanches de la virginité, ou les couronnes pourpres du martyre. Dans les camps célestes la paix et la lutte ont chacune leurs fleurs pour couronner les soldats du Christ.

6. L’immense et ineffable bonté de Dieu a même pourvu à ne pas étendre le temps des fatigues et du combat à ne pas l’allonger ni l’éterniser, mais à le rendre bref et, pour ainsi dire, d’un moment. Ainsi les combats et les fatigues sont pour cette vie brève et limitée, mais les couronnes et les récompenses des mérites sont pour la vie qui est éternelle. Ainsi les fatigues passent vite, mais les récompenses des mérites se prolongent sans fin. Après les ténèbres de ce monde ils verront une lumière ruisselante de blancheur, ils recevront un bonheur plus grand que les amertumes de toutes les souffrances. C’est ce que l’Apôtre atteste quand il dit: «Il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire qui doit se révéler en nous» (Rm 8, 18).

Troisième Nocturne

Lecture du saint Évangile selon saint Matthieu (5, 1-12)
7. En ce temps-là, Jésus, voyant les foules, gravit la montagne, et quand il se fut assis, ses disciples s’avancèrent vers lui. Et, ouvrant la bouche, il les enseignait en ces termes: «Heureux ceux qui ont une âme de pauvre: le Royaume des Cieux est à eux. Heureux les doux: ils auront la Terre en héritage. Heureux ceux qui sont dans le deuil: ils seront consolés. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice: ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux ils obtiendront miséricorde. Heureux ceux qui ont le cœur pur: ils verront Dieu. Heureux ceux qui font œuvre de paix: ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés à cause de la justice: le Royaume des Cieux est à eux. Heureux serez-vous quand on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira mensongèrement contre vous toute sorte de mal, à cause de moi. Soyez dans la joie et l’allégresse, parce que votre récompense est grande dans les cieux; c’est ainsi en effet qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.»

Homélie de saint Augustin, évêque (Traité sur le sermon sur la Montagne, 1, nn. 2-3; texte latin: PL 34, 1231-1232)
Si l’on recherche ce que signifie cette montagne, on aura raison d’y voir les préceptes majeurs de justice car ceux qui avaient été donnés aux Juifs étaient mineurs. Unique est cependant le Dieu qui a donné, par les saints prophètes et par ses serviteurs, en des temps déterminés selon un ordre très sage, des préceptes mineurs à un peuple qu’il fallait encore lier par la crainte et qui a donné par son Fils des commandements majeurs à un peuple qu’il convenait désormais d’affranchir par l’amour. Aux personnes mineures sont donnés des préceptes mineurs, aux majeures, des préceptes majeurs, mais toujours ils sont donnés par celui qui seul sait, en temps voulu, appliquer au genre humain la médication adéquate.

8. Rien d’étonnant si le seul et même Dieu qui a fait le ciel et la terre donne, en vue du Royaume des Cieux, des préceptes majeurs et, en vue du royaume terrestre, des préceptes mineurs. C’est donc de cette justice plus grande que le prophète a dit: «Ta justice: une montagne de Dieu» (Ps 35, 7). Ainsi est bien signifié cet enseignement que le Maître unique, seul capable d’enseigner de si grandes choses, donna sur la montagne. Il s’assit donc pour enseigner et ceci convient à la dignité du magistère. «Et ses disciples vinrent à lui.» Pour entendre ses paroles, ils veulent aussi être corporellement tout près de lui, eux qui, par le mouvement de leur cœur, s’approchent pour accomplir ses préceptes. «Ouvrant alors la bouche, il les instruisait en disant...» Cette circonlocution que le texte utilise: «Ouvrant alors la bouche» est peut-être là pour nous annoncer par sa longueur même que le discours qui va suivre sera assez long, à moins encore qu’elle ne souligne, non sans raison, que c’est lui maintenant qui a ouvert sa propre bouche, lui qui, sous l’ancienne loi, avait coutume d’ouvrir la bouche des prophètes.

9. Et que dit-il? «Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des Cieux est à eux.» Nous lisons dans l’Écriture au sujet de la convoitise des biens temporels: «Tout est déception et présomption d’esprit» (Eccl 1, 14). La présomption d’esprit, c’est l’orgueil et l’arrogance. On dit couramment des orgueilleux qu’ils sont des esprits forts, à bon droit, puisqu’aussi bien en latin le mot esprit, «spiritus», est synonyme de vent, comme il est écrit: «Feu et grêle, neige et brume, esprit d’ouragan!» (Ps 148, 8). Qui l’ignore? on dit aussi des orgueilleux qu’ils sont enflés comme s’ils étaient tout gonflés de vent! C’est pourquoi encore l’Apôtre dit: «La science enfle, c’est la charité qui édifie» (1 Co 8, 1). Il faut donc entendre ici par pauvres en esprit les humbles, ceux qui craignent Dieu, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas cet esprit qui enfle.



En France:

A LA MESSE

PREFACE DES SAINTS (1962)

Vere dignum et iustum est, ǽquum et salutáre,
nos tibi semper et ubíque grátias ágere:
Dómine, sancte Pater, omnípotens ætérne Deus:

Qui glorificáris in concílio Sanctórum,
et eórum coronándo mérita, corónas dona tua.

Qui nobis in eórum præbes,
et conversatióne exémplum,
et communióne consórtium,
et intercessióne subsídium.

Ut tantam habéntes impósitam nubem téstium,
per patientiam currámus ad propósitum nobis certámen,
et cum eis percipiámus immarcescíbilem glóriæ corónam,
per Christum Dóminum nostrum.

Per quem maiestátem tuam laudant Angeli,
adórant Dominatiónes, tremunt Potestátes.

Cæli cælorúmque Virtútes, ac beáta Seraphim,
sócia exsultatióne concélebrant.

Cum quibus et nostras voces,
ut admítti iúbeas, deprecámur,
súpplici confessióne dicéntes:

Traduction officielle du Missel latin-français (1964-65)

Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire,
de t’offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu,
à toi, Seigneur, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant.

Car tu es glorifié dans l’assemblée des saints:
lorsque tu couronnes leurs mérites,
tu couronnes tes propres dons.

Dans leur vie, tu nous procures un modèle,
dans la communion avec eux, une famille,
et dans leur intercession, un appui;
afin que, soutenus par cette foule immense de témoins,
nous courions jusqu’au bout l’épreuve qui nous est proposée
et recevions avec eux l’impérissable couronne de gloire,
par le Christ, notre Seigneur.

C’est par lui que les anges célèbrent ta grandeur,
que les esprits bienheureux adorent ta gloire,
que s’inclinent devant toi les puissances d’en-haut
et tressaillent d’une même allégresse
les innombrables créatures des cieux.
leur hymne de louange,
laisse-nous joindre nos voix
pour chanter et proclamer:


La discussion

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      Litanies des Saints, de ami de la Miséricorde [2010-11-01 10:12:37]