Si vous voulez parler de l'Office divin dans le rite monastique, on distingue en effet comme suit (du moins il me semble) :
1) Concernant les hymnes des Matines et des Laudes du Dimanche on prend respectivement (comme dans le rite romain - nonobstant les différences relatives au latin des hymnes) :
- Les hymnes "Nocte surgentes" et "Ecce iam noctis", aux Dimanches après la Pentecôte jusqu'au dernier Dimanche de septembre inclusivement ;
- Les hymnes "Primo dierum ominum" et "Aeterne rerum Conditor", aux Dimanches après l'Epiphanie, ainsi qu'aux Dimanches après la Pentecôte à partir du 1er Dimanche d'octobre inclusivement.
2) Concernant maintenant les leçons des Matines à l'office de férie, saint Benoît distingue en effet hiver et été :
- En "hiver", c'est-à-dire du Lundi qui suit le 1er Dimanche de novembre jusqu'au Samedi in albis inclusivement, on lit (à l'office férial) les trois leçons de l'Ecriture occurrente accompagnées de trois repons ;
- En "été", c'est-à-dire du Lundi qui suit le Dimanche in albis jusqu'au samedi précédant le dernier Dimanche d'octobre, on lit (toujours à l'office férial) une lecture brève tirée de l'Ancien Testament accompagnée d'un repons bref, que l'on trouve chacun dans le Psautier monastique (à chacune des féries du Psautier).
"De Pâques au 1er novembre on gardera pour la psalmodie toute la mesure indiquée, mais on ne fera pas de lectures dans le livre à cause de la brièveté des nuits. A la place des trois lectures, on dira de mémoire un passage de l'Ancien Testament, suivi d'un repons bref ; et tout le reste se fera comme il a été dit, de telle sorte qu'il n'y ait jamais moins de douze psaumes aux vigiles nocturnes [c'est-à-dire les Matines], sans compter les psaumes 3 et 94."
Règle de saint Benoît, chapitre X.
J'espère avoir répondu à votre question (du moins en partie).