Notre-Dame est mère de Dieu.
Elle est aussi mère de son garçon, Jésus, juif né d'une juive...
Pour répondre à la question de Marie qui enseigne Jésus, il faut bien préciser
Enseigner Jésus n'est pas lui donner ce qu'Il n'aurait pas autrement.
Enseigner Jésus n'est pas être supérieur à Lui.
Enseigner Jésus n'est pas mettre le salut du monde en risque de faillite si l'enseigenement échoue.
Marie est mère, pleinement.
Jésus est enfant humain, pleinement.
(En passant, note :
pour éteindre un vieux pétard mouillé : il y a quelques années, des films, des prêches, des livres disaient de Jésus qu'il était pécheur, n'importe quelle sorte de péché, pourvu qu'elle Le salisse du pire possible, car ces gens ne pouvaient pas penser q'un homme qui ne pêche pas peut exister, vivre... Erreur de fond : il n'est pas nécessaire de faire des sottises pour être humain ! Pas plus qu'il n'est nécessaire de griffer son gentil patron pour être un chat !)
Donc, Marie est mère et s'occupe de son fiston, à merveille, un parcours d'éducatrice sans faute. Elle même surdouée, précoce, fine et attentive à toujours entendre ce que Dieu lui inspire, elle qui est remplie de grâce (entendez : elle est le Temple du St Esprit, qui y habite à 100 %). Elle est devenue épouse douce et aimante, fine et en accord parfait avec son cher mari, qui le lui rend bien. La Tradition dit que Mgr St Joseph n'a jamais péché. Elle devient une mère idéale : elle nourrit, soigne, joue, éduque, enseigne son Fils à merveille. C'est elle qui lui apprend à sourire comme elle sait le faire, à rendre service dès qu'Il peut tenir debout, à entendre chanter et parler avec douceur, à s'exercer à répéter les mots de sa langue maternelle. Elle parlait araméen et hébreu, peut-être plus, nous ne le savons pas : marie a été plus de 10 ans à l'école du Temple, sous la direction de la prophétesse Anne, qui n'était pas une petite bonne femme nulle... Marie ne pouvait faire autrement que de transmettre, de faire découvrir, et aider à retenir tout ce qu'elle avait su.
Donc Marie donne à son Fils complètement homme, et divinement attentif tout ce qu'elle peut lui donner. Ce n'est pas l’histoire, la grammaire, les calculs, les observations du monde ou tous ces accessoires scolaires qui sont principaux, cela est juste nécessaire pour entraîner le mental à la souplesse et à voir ce qui est juste. Sur les genoux de Notre-Dame, Il apprend les prières, Il apprend à lire, Il retient les psaumes qu'elle lui dévoile peu à peu.
Surdoué ? Précoce, Jésus l'était : qu'on se rende compte qu'Il réussit l'examen de Docteur au Temple à 12 ans ... Ce n'est pas l'instituteur de Nazareth qui lui a bourré le crâne. Et Jésus n'a pas inventé de lire tout seul dès sa venue dans la crèche. Marie lui a donné tout, Joseph lui a montré les gestes et l'a promené dans les lieux de leur village.
Jésus faisait tout avec perfection, Il a donc avancé très vite, sans erreur, mais il fallait tout de même qu’Il pense à essayer.
C'est cela la prison d'un corps d'homme, d'être contraint de mouvoir un corps d'homme, de se voir limité à ses forces selon son âge.
C'est cela les limites d'une psychologie d'homme qui découvre comment on apprend les circonstances des vies de tous les jours.
C'est cela l'apprentissage des prières et des concepts de l'Ecriture composée par d'autres hommes.
Chaque peuple transmet selon sa culture, sa manière : les alphabets sont différents, les accents pour prononcer les mots sont différents. Jésus ne parlait pas avec l'accent de Marseille ou de Sidon... Il parlait dans son pays, a appris les langues qu'on parlait dans son pays, et a su tout ce qu'un homme fin et lettré de son pays pouvait savoir. La différence,c 'est qu'Il est divinement maître de ses capacités, et que son Coeur de Dieu voit tout ce qui est pensé dans le coeur des autres : Nathanaël, que cela décide à croire, les pharisiens qui s'en vexent, Pierre, etc... sont là pour en témoigner. Mais d'être pleinement Dieu vivant n'a pas dispensé Jésus d'être incarné dans les limites d'un homme.
Il n'a jamais maugréé contre ces contraintes, là est la différence. Quand sa mère le portait ici ou là, quand St Joseph décidait des endroits où vivre, comme vers l'Egypte, Dieu n'a jamais grogné. Jésus était content de l'amour de ses parents. Il a aimé apprendre d'eux, Il a aimé leur amour et le leur a bien rendu.
A que je voudrais parfois pouvoir rendre visite à leur maison de Nazareth, être une voisine qui peut de temps en temps aller livrer un pain ou de la couture pour m'entretenir avec eux, et voir Jésus jouer pendant que Marie parle un peu !
Oui, Marie a enseigné son fils.
Parce qu'elle est mère parfaite...
Comme la mère de Macchabées qui les encourage à ne pas faiblir sous le martyre, elle a découvert à Jésus le sens des psaumes, et même les calculs et les indications qui expliquaient que le temps du Messie était venu à cette date, et que ce Messie allait sauver son peuple, et qu'IL allait aussi subir un supplice assez injuste et terriblement ignoble.
Elle savait aussi qu'on tirerait sa tunique au sort, etc... Tout ceci est écrit dans les psaumes et les prophètes. Elle lui a dévoilé, et elle a fortifié son âme aussi. Marie n'a jamais craqué, elle était à la Croix, non pour le ramollir, mais pour vivre avec Lui cette mission qu'elle connaissait...
Si elle n'était dite Corédemptrice, nous pourrions douter de son enseignement. Et comme l'Eglise ne doute pas de sa tâche m=parfaite de mère, elle est titrée (ou presque) Co-rédemprice.
Elle l'a enseigné.
C'est pour cela qu’elle peut enseigner n'importe qui, su plus saint au plus infect des hommes... Son coeur peut tout, car c'est le coeur de la mère de Dieu.
Oui, elle est notre enseignante.
Jamais elle n'a laissé seul aucun de ses fils... Souvenez-vous qu'on ne l'a jamais entendu dire, et qu'on ne l'entendra jamais.
Je ne sais où trouver des textes théologiques.
Je vous réponds depuis mon coeur, en revoyant les souvenirs de ce qui m'a été dit, ou en croisant que j'ai lu.
Bon dimanche Dame Castille
Et bon soutien à vous Sieur Castelrey
Glycéra |