L’Express consacre cette semaine un dossier à « Des hommes et des Dieux ». Je viens de lire sur leur site l’entretien avec un philosophe bien de chez nous, rédacteur en chef adjoint de «Philosophie Magazine». Son ignorance du christianisme s’étale à chaque ligne. Bien entendu, le film est présenté comme un «film sur la foi, autant que sur le doute», porteur de questions existentielles susceptibles d’intéresser aussi bien les croyants que les agnostiques, voire les athées. « Ce que je crois voir, dit-il, c'est non seulement une vague "quête de sens" dans un monde déboussolé par la mondialisation, mais l'aspiration à un spirituel renouvelé et à une vertu antique, souvent oubliée dans les âges démocratiques: le courage ». Le film est très proche dans son inspiration des « Dialogues des Carmélites ». Aurait-on eu l’idée à l’époque de considérer cette pièce de Bernanos comme le manifeste d’un «spirituel renouvelé» ? On reste abasourdi par la mauvaise foi de tous ces commentateurs, sans doute gênés par le succès du film. Comme le signalait Denis Sureau, il s’agit d’un vrai film catholique. C’est ce que j’ai tenté de démontrer dans ma recension du film de Beauvois. Je vous invite à la lire :
Des hommes et des dieux