Aux XIXe S, d’intrépides missionnaires français des Missions Étrangères de Paris évangélisèrent la province méridionale du Guizhou, qui compta plus tard de nombreux Martyrs. A une heure de la capitale provinciale, Guiyang, se trouvent les tombes de quatre Saints chinois décapités en 1861 lors des persécutions des empereurs Qing.
Malgré ces nombreuses épreuves, l’Église a continué depuis trois siècles à propager l’Évangile dans le Guizhou, où elle est florissante.
J’ai eu l’honneur d’obtenir trois audiences avec les trois Évêques de Guiyang lors de mon séjour de trois jours. Le premier que j’ai rencontré est l’Évêque officiel, Son Excellence Mgr. Wang Chongyi, 90 ans. Le second est Son Excellence Mgr. Hu Daguo, l’Évêque clandestin, 80 ans avec lequel j’eu un entretien privé. Enfin, le troisième fut Son Excellence Mgr. Xiao Zejiang, jeune et récemment sacré, destiné à leur succéder. La situation des ouailles des trois Évêques est compliquée, mais ils la contrebalancent par une grande piété.
Lorsque les Catholiques étrangers imaginent la situation en Chine, ils se figurent une Église officielle surveillée à chaque instant par l’Association Catholique Patriotique, et tout à fait indépendante de Rome. Et dans leur vision, le clergé de l’Église clandestine fuie sans cesse le gouvernement, et ses fidèles pratiquent en secret dans des lieux discrets. En réalité, c’est une image d’Épinal. Dans la plupart des cas, les communautés appartenant aux Églises officielle ou clandestine ne sont guère différentes...
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