Sans Google merci
cité par Joël Thésard dans "Le dessin sans maître", Albin Michel, 1955
« Il y a au fond de toute chose un étonnement divin qui met dans la monotonie des matins renaissants une fraicheur d’aurore première et qui prolonge dans le rêve les perspectives voilées du soir…
Les splendeurs des soleils et la douceur des nuits sont exactement, et non point par vaine figure, un reflet de la lumière éternelle ; écoutez les murmures du soir qui flottent avec l’herbe et le vent et le rêve des êtres ; c’est vraiment un murmure divin ; et lorsque l’âme écoute et croit entendre le silence infini de la nuit, elle ne se trompe pas, car l’indifférence infinie de l’espace n’est qu’apparente : … c’est vraiment Dieu lui même que nous écoutons tout bas et que nous entendons dans la silencieuse parole des nuits. »