Rien de déshonorant pour un prêtre diocésain, évidemment, de faire montre d'intelligence liturgique et pastorale : qu'ensuite on discerne cette intelligence dans le sommet de la hiérarchie, rien de plus normal.
Toutefois votre énonciation faisait penser à un pur "carriérisme" dénué de sincérité ce qui là n'est pas très honorable.
Surtout sur quoi vous basez-vous pour énoncer l'existence de ce critère dans le choix des évêques en France a fortiori en Europe et moins encore ailleurs ?
Je ne le vois guère opérer : Mgr Centène, Mgr Batut, Mgr Aillet soit. Pour les autres choix "bénédictins", le critère n'apparaît guère voire pas du tout quand ce n'est pas son exact contraire. Il n'implique d'ailleurs pas un engagement actif pour le véritable renouveau liturgique une fois l'évêque nommé, consacré et installé : le diocèse de Vannes ne paraît pas en pointe, du moins dans l'actualité. Le pré-séminaire lyonnais qui avait suscité des espérances l'an passé semble également d'une grande modestie dans les faits.
Si cet engagement pour un authentique renouveau liturgique, notamment, était devenu un critère dans l'évaluation des candidats à l'épiscopat, cela aurait fini par se savoir vraiment, sans supputation. Pour l'instant, c'est au mieux une hypothèse ... d'école.
nb. j'ajoute une pensée pour Pyo dont j'apprends seulement ce soir le décès. R.I.P. |