TOUTES les banques de la planète, et surtout celles de nos pays développés, sont désormais espionnées par les grandes oreilles américaines because terrorisme islamique et menaces anti-israéliennes (depuis cet été Washington a obtenu l'accès aux codes des messages électroniques SWIFT par lesquels transitent les virements interbancaires). Et sous pression américaine les banques de nos pays doivent pouvoir fournir devant des organismes de plus en plus omnipotents les détails de tous ces virements.
Cette inquisition est aussi appliquée à l'IOR, et si celui-ci (comme cela arrive tous les jours à beaucoup d'autres banques) n'arrive pas illico presto à fournir tous les détails de telle ou telle opération, il se fait rappeler à l'ordre. Pas de quoi fouetter un chat. Sauf que dans le cas du Vatican tous les coups bas médiatiques sont permis. Quand demain matin l'IOR aura fourni les photocopies manquantes auxdits inquisiteurs, cela ne fera pas la une du Figaro, soyez-en certains.
Quant au Banco Ambrosiano, son patron qui fricotait avec la Loge maçonnique P2 est mort assassiné par la Mafia à qui il devait de l'argent. L'IOR n'avait pas été assez vigilant dans le contrôle de cette filiale, héritage d'une longue tradition de banque catholique en Italie (qui démontre en passant le ridicule de ceux qui prétendent que les pays catholiques ont été incapables de se développer économiquement à cause de leurs tabous sur la finance - cf. Alain Peyrefitte.) Cela ne fait pas pour autant du Vatican une annexe de Cosa nostra. |